Category: Musique de film

Salut, salut ! 

Qui l’eut cru? l’animateur et musicophage Claude Rajotte présentera une capsule à propos d’Airs à faire frire ce soir à 19h sur les ondes de Musique Plus
  

 C’est l’augure d’une bonne friture…

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Airs à faire frire du Trio Sylvain Picard, c’est comme une rencontre musicale entre Bill Frisell, Érik Satie et la section rythmique de Tom Waits… Depuis 2009, l’ensemble peint des paysages sonores déglingués, créant des atmosphères bringuebalantes où le jazz est un terreau fertile servant de point de départ à une esthétique musicale bien contemporaine. Le trio est composé du compositeur Sylvain Picard à la guitare, deMathieu Descheneaux à la contrebasse et de Charles Duquette à la batterie et aux percussions. Airs à faire frire c’est une suite composée en l’honneur d’Erik Satie. Le titre est un clin d’oeil une oeuvre de Satie qui s’intitule Airs à faire fuir (1897). En plus des influences impressionnistes, dont celles de Maurice Ravel, les compositions de Sylvain surAirs à faire frire sont à la fois inspirées des univers braques de Tom Waits, Ennio Morricone et Danny Elfman, des paysages sonores telluriques de Bill Frisell et ceux contemplatifs de Kenny Wheeler. Troquant la virtuosité pour mieux créer des ambiances musicales se rapprochant de la musique de film, Sylvain conçoit la musique de son trio comme du cinéma pour les aveugles.

Mathieu Deschenaux, Sylvain Picard, Charles Duquette

Comme une lngue chaude dans l'oreille

Fait à retenir la pochette de l’album est ornée d’une reproduction d’une oeuvre de
Marc Séguin
Oeuvre de Marc Séguin, Void 1, 2006
Void 1 (© 2006, Marc Séguin)

Salut, salut !

Le trio Sylvain Picard se donnera en concert ce soir au Upstairs. Il y aura tris sets soit à 20h, 21h15 et 22h30. Venez nous retrouver (avant ou après les manifestations) au 1254 MACKAY, MONTRÉAL, QC, H3G 2H4 | TÉL: 514.931.6808

Nous jouerons des pièces tirées d’Airs à faire frire et autres musiques graisseuses.

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Comme une langue chaude dans l'oreille

Aux plaisirs,
Sylvain

Bien le bonjour!

C’est avec grand plaisir et enthousiasme et toutes ces choses que j’annonce aujourd’hui la tournée de lancement d’Airs à Faire Frire premier album du trio Sylvain Picard.

Oeuvre de Marc Séguin, Void 1, 2006

Voici notre itinéraire :

Tournée de lancement  Airs à Faire Frire du Trio Sylvain Picard

  • Le 16 mars à 21h, à Montréal au O Patro Výš
    O Patro Výš 356, rue Mont-Royal EST Montréal (Québec) H2T 1P9                           (Métro Mont-Royal)                                                                                             

À propos…
Airs à Faire Frire c’est comme une rencontre musicale siphonnée entre un Érik Satie bringuebalant, un Bill Frisell tellurique et la section rythmique de Tom Waits.

Airs à faire frire –  Depuis 2009, l’ensemble peint des paysages sonores déglingués, créant des atmosphères bringuebalantes où le jazz est un terreau fertile servant de point de départ à une esthétique musicale bien contemporaine. Le trio est composé du compositeur Sylvain Picard à la guitare, de Mathieu Descheneaux à la contrebasse et de Charles Duquette à la batterie et aux percussions. Airs à faire frire c’est une suite composée en l’honneur d’Erik Satie. Le titre est un clin d’oeil une oeuvre de Satie qui s’intitule Airs à faire fuir (1897). En plus des influences impressionnistes, dont celles de Maurice Ravel, les compositions de Sylvain sur Airs à faire frire sont à la fois inspirées des univers braques de Tom Waits, Ennio Morricone et Danny Elfman, des paysages sonores telluriques de Bill Frisell et ceux contemplatifs de Kenny Wheeler. Troquant la virtuosité pour mieux créer des ambiances musicales se rapprochant de la musique de film, Sylvain conçoit la musique de son trio comme du cinéma pour les aveugles.

Entièrement autofinancé grâce aux généreuses contributions d’amis, famille et de fans, c’est tout près de 8000 $ qui ont été fièrement amassés, en échange de concerts privés et de cours d’instrument.

Fait à retenir, la pochette du disque est ornée d’une oeuvre de l’artiste-peintre Marc Séguin. (Void 1, 2006) Aussi, je tiens à mentionner que le livret a été rédigé dans trois langues : français, anglais et chinois.

Mathieu Descheneaux, Sylvain Picard, Charles Duquette

Aux plaisirs!
Sylvain

Sâalut! Je donnerai un concert solo au Gésu mardi 6 mars à midi. Ce sera l’occasion d’entendre ma suite de la chasse-gardée composée spécialement pour l’occasion. J’aurai aussi le plaisir de partager la scène avec Aimée Paradis qui fera la lecture de sa poésie. Viens faire ton tour!
Gésu 1202, rue De Bleury, Montréal
Au programme
Vol de Nuit (2011)
Guet-apens (2012, création pour les Midi ès Musica)
Chasse-gardée (2012, création pour les Midi ès Musica)
Chasse à l’homme (2012, création pour les Midi ès Musica)
Chasse (2012, création pour les Midi ès Musica)
Annie est les oiseaux (2010)
Ton destin est entre tes mains petit Jean (2012, création pour les Midi ès Musica)

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l’événement sur facebook

Salut!

J’espère que ça va bien. Ici, ça gazouille. Je suis très content de partager Le Marchand de Rêves Phénicien (pièce extraite d’Airs à Faire Frire premier album du trio Sylvain Picard dont une tournée de lancement est prévu du 13 au 16 mars.)

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Le vidéo est une création de Jesse Meyer et de ses acolytes de chez Avenue 8.

Récemment, une amie (merci Marie-Claire!) m’a mis sur la piste du texte du cinéaste Robin Aubert. Celui-ci s’adresse aux étudiants dans la lettre reproduite ici (Un peu comme Rainer Maria-Rilke l’a fait dans sa lettre à un jeune  poète.)

« On m’a souvent demandé d’aller parler de mon travail à des étudiants en cinéma. Ce fut le cas, il n’y a pas si longtemps avec la classe de Denis Chouinard à l’UQAM. Je me suis désisté. Enfin, pas vraiment, j’ai trouvé un moyen de ne pas y être. (Chouinard n’est pas fou tout de même). J’ai fait la même chose pour une autre université. Je suis mal dans ce genre de situation. Les mots sortent tout croche et les jurons les remplacent goulûment. On devient vite un cliché de nous-même. Alors, on tente d’éviter ce genre d’événement.

Donc, voici ce que je dirais aux étudiants qui veulent faire du cinéma :

Faites à votre tête.

Ayez peur.

Faites votre chemin sans vous soucier de la course et de la ligne d’arrivée.

Envisagez de bifurquer dans un sentier inconnu pour voir ce qui se trouve au fond du bois.

Achetez une caméra.

Ne la laissez pas dans son sac de protection.

Filmez.

N’ayez pas peur d’avoir peur.

Construisez-vous une famille.

Elle vous sera utile et fidèle.

Ne rêvez pas aux petits canapés des festivals.

En général, ils ne sont pas très bons.

Ne jugez pas le subconscient. Il écrit les plus belles scènes.

Roulez en voiture ou faites de la bicyclette.

Le mouvement aide l’inspiration.

N’attendez pas que l’inspiration vienne.

Elle est comme une outarde qui part et revient.

Écrivez à tous les jours.

Apprenez à monter.

Il faut savoir construire une scène avant de pouvoir la réaliser.

Acceptez les commentaires, mais gardez en tête la genèse de votre idée de départ.

Ayez confiance en votre monde même si ce monde n’offre pas une clef à tout et chacun.

Soyez respectueux et reconnaissant des gens qui se donnent corps et âme pour que votre film se fasse comme vous l’avez imaginé.

Entourez-vous de bons producteurs.

Arrêtez de parler et faites.

Ce n’est pas autour d’une bière au Plan B qu’on fait un film.

Ne soyez pas amers.

L’amertume tue le plaisir.

Cette chose est capricieuse et sans intérêts dans l’exploration.

Explorez.

Au risque de vous péter la gueule.

N’ayez pas de recul sur votre œuvre.

Laissez cela aux autres.

Ils auront un charmant plaisir à vous le rappeler, de toute façon. Un jour, n’ayez crainte, vous aurez une idée d’ensemble de ce que vous avez fait, mais bien plus tard, lorsqu’une chaise berçante sera votre seule source d’activité.

Apprenez à construire avant de déconstruire.

Picasso a fait du figuratif avant de faire de l’abstrait.

Comprenez ce qu’est l’axe au cinéma. Et si vous n’êtes pas dans une école de cinéma, informez-vous auprès d’une réalisatrice ou d’un réalisateur. Allez prendre un café avec. Il vous fera un plaisir de vous expliquer. Et s’il est trop occupé pour vous voir, trouvez-vous un directeur photo, une scripte ou quelqu’un qui sait de quoi il parle.

Ensuite, mettez-le en pratique.

Informez-vous, lisez le journal et des romans, regardez des films, visitez les musées, voyagez, écoutez la vie des gens, goûtez à des choses rocambolesques, perdez-vous dans des ruelles louches et étranges, écoutez de la musique, écrivez vos rêves, allez voir vos grands-parents, évitez la télévision à tous les jours, prenez le métro, l’autobus, le train, l’avion et le bateau.

Vous pouvez raconter ce que vous voulez, mais n’écrivez jamais en fonction du goût du jour ou ce que semble être l’appréhension ambiante et l’intérêt des programmateurs de salle ou des festivals. En bout de piste, cela ne vous servira en rien.

N’écoutez surtout pas les autres cinéastes sur ce que devrait être votre film. Ils n’ont aucun point de vue sur le film des autres.

Lavez de la vaisselle. Ça aide à réfléchir et ça nettoie le passé.

Ne vous laissez jamais détruire par une critique. Ce ne sont que des mots cordés de manière à vous faire réagir.

Acceptez la critique.

Soyez rassembleurs. Il y a plusieurs manières de le faire. Trouvez la vôtre.

Ne prenez pas les autres au sérieux lorsqu’ils vous disent de ne pas prendre vos films au sérieux.

Ne vous prenez pas au sérieux ou sachez qu’il y a une ligne à ne pas dépasser.

N’écoutez pas à la lettre la bonne aventure d’un charlatan. Il vous dira ce que vous voulez entendre.

* Ceci est très important. Prenez soin de choisir la meilleure personne pour interpréter un personnage. Vous venez d’exécuter 50% de votre travail comme directeur d’acteurs.

Ne vous laissez jamais imposer un acteur pour un rôle. Respectez tout de même leur choix. Ils le font pour des raisons qui entourent leur travail. Mais ne les écoutez pas.

Choisissez votre camp, mais ne cracher jamais sur celui qui a décidé de faire partie d’un autre. Chacun à ses raisons de faire un film. Et ça, il faut l’accepter.

Lisez tout haut les dialogues que vous écrivez. Il n’y a rien de plus chiant pour un acteur de dire des phrases qui ne se disent pas. Dans la vie, on ne parle pas comme dans un livre de Balzac.

N’arrivez pas en retard à votre premier jour de tournage.

Soyez conscients des caprices de chaque membre de l’équipe de tournage, mais ne vous laissez pas influencer.

Même si cela ne fait pas partie des règles de la convention, parlez aux figurants et roulez des fils. Ne vous laissez jamais bouffer par la hiérarchie et ne mettez jamais votre rôle sur un piédestal.

Avec le temps, on comprend qu’il est inutile de faire des crises, taper sur le bureau, claquer la porte ou faire des trous avec un crayon dans un divan de cuir. Cela prouve qu’une chose : que vous êtes à court d’arguments. Ces gestes ne font qu’accentuer votre faiblesse à exprimer votre point de vue.

Respirez par le nez. Ne répondez pas lorsque vous êtes en état de panique. Allez prendre une marche. Retournez la question dans votre tête. Tournez votre langue plus de sept fois s’il le faut. Revenez à la charge avec votre idée. Soyez patients.

L’une des règles première pour rendre heureuse une équipe de tournage : avoir un bon kraft.

Ne cherchez pas à tout prix à être irrévérencieux et à contre-courant. Si vous faites ce qui vous guide vraiment, cela viendra tout seul. Je vous le promets.

N’écoutez rien de ce que je viens de tout vous dire.

Faites à votre tête.»

Source : http://voir.ca/danny-lennon/2010/09/13/robin-aubert-lettre-aux-etudiants/