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Après nuit aussi légère qu’un battement d’ailes de papillons, on décolle en trombe (à partir de Shédiac) pour aller à Edmunston. Je conduis. J’aime ça.

Dans la van, en plus de tous nos intruments, il y avait Gaétan le gérant de Lina, Lina elle-même, Yves le vent et moi. Autour de nous, le soleil bienveillant et le ciel bleu et l’aigle à tête blanche et les courbes et vallons qui s’offrent généreusement à nous. Un délice!

Malgré toutes ces beautés et la bonne compagnie, la fatigue et le stress nous ont rattrapé et… dépassé. Coincé à l’étroit dans un horaire comme une chandail trop petit; arrivée prévu à telle heure; retard; pause peupi…

Enfin arrivé à Edmunston après près de cinq heures de route, nous sommes, pour ainsi dire, ébahis de l’accueil que nous recevons. Y’en aura pas de facile.

Une confusion à l’horaire a créé un différent. Ouch!  La tension est palpable…

Après un test de son sous le signe du stress, nous allons souper.

Ensuite, il ne reste plus que quelques minutes avant le spectacle. La musique d’ambiance du Transiberian Orchestra rempli de façon festive la salle. Le technicien vient à la loge pour nous dire qu’il arrêtera la musique à 20h que nous soyons sur la scène ou non. Bon. Ça donne le ton.

20h. On est sur la scène, le coeur de travers, la route dans le corps. La musique part. On oublie tout : on joue. La musique prend le dessus sur le reste; notre complicité oeuvre. C’est beau. Le temps flotte soudainement et nous sommes passagés. Peu à peu, les spectacteurs se joignent à nous.

22h30 Fin du voyage. Tout est pour le mieux. Les vieux enfants que nous sommes (le band comme les spectateurs) sont ravis.

22h40 La fatigue nous assome. On paquette la van et on s’en va à l’hôtel qui heureusement est à 30 secondes de la salle de spectacle.

23h On placotte des hauts et bas en riant.

Bonne nuit

 

photos © Gaétan Roy 2010