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arbre à duvet 1Bonne année!

Cette année, on s’offre le silence…

Tu as sans doute reçu en masse voeux cette année ; j’aurais pu y ajouter des voeux flamboyants et exubérants ; comme il y a déjà plein de divertissements à notre portée, je ne le ferai pas.
Je t’offrirai plutôt l’idée du silence : prendre du temps pour s’habiter et écouter tout ce qui se passe en soi avec une oreille bienveillante [et un oeil torve!]

Je te laisse tout de même avec deux citations : l’une de Fernand Leduc, peintre nonagénaire signataire de Refus Global ; l’autre de Normand Baillargeon, humaniste et philosophe de l’éducation, à propos de ce qui fait les
« grands hommes/grandes femmes ».

«J’ai connu l’homme. De Borduas j’ai appris l’essentiel. J’y étais sans doute prédisposé, non sans réticence cependant ; l’essentiel n’est pas la technique (elles sont toutes valables) mais une attitude, un comportement : être réceptif et en accord avec sa qualité d’être dans l’acte éminemment aventureux de peindre, d’écrire, de sculpter, de vivre. Comportement initial de la liberté qui devrait s’appliquer à tous les actes de la vie. La création n’est pas le privilège des artistes, mais celui de tout être humain qui tend à accorder sa qualité d’être avec l’incessante friction des circonstances, des événements, des manifestations de la vie.»

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«Ce n’est en rien diminuer la grandeur de Mandela que de rappeler qu’il est ô combien commode pour les pouvoirs de laisser penser que le changement social n’est pas tant une affaire d’opprimés qui se prennent en main, s’organisent et luttent patiemment, dans la longue durée, qu’une affaire de grand homme providentiel soudainement apparu.»

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Après le silence, on ira prendre un verre dans le tourbillon du centre-ville…

J’ai découvert cette chanson sur l’album gossé main par notre conteux national. C’est tendre et fort à la fois.

On peut l’écouter ici : http://www.myspace.com/fredpellerin (cliquez sur tenir debout à droite)

Paroles et musique : David Portelance
Voix, guitare acoustique : Fred Pellerin

Ma tête soliloque sous la semelle de mes bottes
Quand elles se frottent au pavé des ruelles
On m’a dit que le doute, c’est le bon Dieu qui clignote
Mais ma foi est fébrile comme une chandelle
La foule est ventriloque, à couvert on chuchote
C’est dans la pénombre que la lumière est belle (bis)

Une nuit ou une vie cerne mes yeux déjà flous
Aux reflets vert-de-gris et cruels
Le sel des glaciers sur a couleur de mes joues
Même si personne ne nous cherche querelle
Et la gorge qui rit, et les mains dans la boue
C’est dans le brouillard qu’une rencontre est belle (bis)

Alors j’apprends à me tenir debout
J’apprends à me tenir debout
Je n’ai rien contre personne et je tendrai l’autre joue
Mais j’apprends à me tenir debout

Et puis une défaite qui vaut toutes les victoires
Quand nos propres désirs nous ensorcèlent
Parfois l’âme se rachète en se servant à boire
Je n’ai pourtant rien d’un criminel
Et Amélie qui demande si on rêve ou si on dort
C’est dans le silence qu’une réponse est belle (bis)

Alors j’apprends à me tenir debout
J’apprends à me tenir debout
Je n’ai rien contre personne et je tendrai l’autre joue
Mais j’apprends à me tenir debout