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Dans ce vidéo d’une heure, on relate l’influence de quatre albums marquants de l’histoire du jazz. Leur point commun? Ils ont tous été enregistrés en 1959.

  • Miles Davis Kind of Blue
  • Dave Brubeck Time Out
  • Charles Mingus Mingus Ah Um
  • Ornette Coleman The Shape of Jazz to Come

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J’adore Joe Henderson. Il joue avec une intelligence et une fougue peu commune. Il est capable d’effectuer des envolées qui rendraient jaloux les papillons autant que de souffler avec l’intensité d’un klaxon de transatlantique. C’est du jazz qui arrache !

On retrouve ici le compositeur de Recorda Me avec Dave Holland (contrebasse) et Al Foster (batterie). Ce sont tout deux des accompagnateurs de choix et des improvisateurs chevronnés. Chacun des membres du trio a côtoyé un jour ou l’autre Miles Davis.

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Ça se passe dans à bout de souffle de Godard paru en 1960. Le jeune Belmondo y incarne une espèce de voyou magouilleur coureur de jupon qui n’aurait pas détesté être gigolo.

Martial Solal, quant à lui, y peint une trame sonore jazz du plus haut niveau. On y entend, entre autres, des trompettes dignes des enregistrements Columbia (en anglais) de Miles Davis enregistrés en 1956. On y entend aussi des arrangements de big bands qui, parfois, mettent en valeur le vibraphone (instrument qui est par ailleurs devenu caractéristique des films Noirs de l’époque. On n’a qu’à penser à l’inspecteur Clouseau qui peuplait les films de la série la Panthère Rose dont la musique a été écrite par Henry Mancini.)  Mais l’influence qui prédomine la partition de big band est sans aucun doute celle de Gil Evans en particulier de par les arrangements qu’Evans avaient écrits pour Miles Davis sur l’album The birth of the cool paru en 1949.

À regarder la tête reposé. Détente assurée.

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«N’ayez pas peur des fausses notes… ça n’existe pas !»

«La véritable musique est le silence et toutes les notes ne font qu’encadrer ce silence.»

«Pourquoi jouer tant de notes alors qu’il suffit de jouer les meilleures ?»

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J’ai découvert aujourd’hui un magnifique album de Terence Blanchard (trompetiste, compositeur de musique de film et ancien jazz messenger.) Cet album s’intitule A Tale of God’s Will (A Requiem for Katrina) (sur étiquette blue note). Celui-ci est un vibrant homage aux victimes de l’ouragan Katrina.

La musique est un amalgame somptueux d’influences diverses. Tout d’abord, dans l’interprétation à la trompette, on retrouve des références évidentes à Miles Davis et son mythique album Sketches of Spain. Dans le même ordre d’idées, les arrangements sont fortement influencés par le langage harmonique (choix des accords) utilisé par Gil Evans (arrangeur de Miles sur Sketches of Spain.) Au niveau mélodique maintenant, on sent un un riche héritage dont les racines vont puiser à même la source chez le maître George Gershwin. C’est d’une élégance forte et humble, ça raconte une histoire triste sans s’apitoyer. C’est vrai. C’est beau.

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«L’inspiration existe, mais elle doit te trouver au travail.»

Picasso

«Quelques artistes qui ne censurent pas leur propre travail: Picasso, Miles Davis, Prince. Ce sont des gens qui mettent cartes sur table, et sont peu portés vers l’auto-critique ou l’auto-censure. Ils disent, « Laisse le marché décider; laisse le monde décider. » On n’est peu-être pas bien placé pour juger soi-même.

C’est une forme d’humilité. À vrai dire, un mélange d’arrogance qui dit, « Je sais que j’ai du talent à revendre », et de l’humilité qui dit, « Je ne suis pas celui qui peut décider ».»

Brian Eno en entrevue avec Derek Sivers