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«L’enfer c’est les autres.» Jean-Sol Partre

«On va toujours trop loin pour ceux qui vont nulle part.» Pierre Falardeau

«Pourquoi toujours tendre à l’avancée? L’obsession du progrès est castrante. L’impotence de l’esprit ne se soigne pas dans une clinique de fertilité. Et le Viagra ne peut rien pour les troubles érectiles des idées.» Marc Séguin dans  La foi du braconnier

«L’échec n’est rien d’autre mauvais synchronisme entre nos désirs profonds et la réalité.» Marc Séguin dans  La foi du braconnier

«La femme à son mari plongé dans le journal : – As-tu déjà pensé qu’il peut y avoir autre chose dans la vie que ce qui se passe dans le monde ?» Anthony de Mello dans Histoire d’humour et de sagesse

Dans cette vidéo, Jean-Paul Sartre présente la genèse de sa pièce de théâtre Huis-Clos [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=GW-JXB2II2M]

Georges BrassensLe temps ne fait rien à l’affaire [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=ekAhrX_ckys]

Le temps ne fait rien à l’affaire – Georges Brassens 1961

Quand ils sont tout neufs,
Qu’ils sortent de l’oeuf,
Du cocon,
Tous les jeunes blancs-becs
Prennent les vieux mecs
Pour des cons.
Quand ils sont devenus
Des têtes chenues,
Des grisons,
Tous les vieux fourneaux
Prennent les jeunots
Pour des cons.
Moi, qui balance entre deux âges,
Je leur adresse à tous un message:

Le temps ne fait rien à l’affaire,
Quand on est con, on est con.
Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père,
Quand on est con, on est con.
Entre vous, plus de controverses,
Cons caducs ou cons débutants,
Petits cons de la dernière averse,
Vieux cons des neiges d’antan.

Vous, les cons naissants,
Les cons innocents,
Les jeunes cons
Qui ne le niez pas,
Prenez les papas
Pour des cons,
Vous, les cons âgés,
Les cons usagés,
Les vieux cons
Qui, confessez-le,
Prenez les petits bleus
Pour des cons,
Méditez l’impartial message
D’un type qui balance entre deux âges:

Le temps ne fait rien à l’affaire,
Quand on est con, on est con.
Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père,
Quand on est con, on est con.
Entre vous, plus de controverses,
Cons caducs ou cons débutants,
Petits cons de la dernière averse,
Vieux cons des neiges d’antan.

Brassens ici? Mais oui, une fois, en 1961, écoutez ça!

Sylvain Cormier   9 septembre 2011  Musique
Pour écouter les extraits, cliquez ici
Georges Brassens

Photo : Collection personnelle de Patrice Lozano
Georges Brassens
La bande commence par le commencement. On est le 1er octobre 1961, à la Comédie-Canadienne. L’imprésario et comédien Jean Lorain, alors époux de Denyse Filiatrault (avec un y, en ce temps-là), présente au nom des productions Jacques-Gérard — Gérard comme dans Gérard Thibault de Chez Gérard?— «pour la première fois à Montréal, accompagné à la basse par Pierre Nicolas… Georges Brassens!» Et prestement, Georges Brassens embraye sa pompe, po-pom, po-pom à la guitare, et démarre L’Orage. Tout aussi prestement, il enchaîne les suivantes, parmi lesquelles Le Père Noël et la petite fille, La Marche nuptiale, Le Gorille, Chanson pour l’Auvergna, 18 titres en tout. Dans son mot de la fin, après les deux chansons du rappel? Les Amoureux des bancs publics, La Mauvaise Réputation?, Lorain rappelle que le lendemain, ce sont Les Compagnons de la chanson qui se produiront sur la même scène. Rideau.

D’où sort donc cet enregistrement inédit, inespéré, récital intégral de Brassens saisi par un micro bien placé? oui, le son est bon!? lors de l’unique tournée canadienne du gars pas sorteux de l’impasse Florimont? «C’est la même filière que le Nicolet 1964 de Félix, les Archives nationales du Québec», précise Martin Duchesne, indomptable fouilleur du passé chansonnier québécois et actuel directeur artistique chez Disques XXI. Plus précisément, le fonds Gérard-Thibault, d’où un spectacle d’Édith Piaf à Québec a déjà émergé. À la trouvaille majeure (il n’existait auparavant aucun récital complet de Brassens avant son Bobino de 1964, à peine des extraits de son Olympia de 1960), Duchesne a ajouté un livret copieux en détails et photos rares, fort utile mise en contexte, avec le concours précieux d’un grand spécialiste, webmestre du site www.georges-brassens.fr: Patrice Lozano a sorti des clichés de sa collection immense, montrant Brassens en auto, au centre-ville de Montréal, et jusqu’en visite à… Caughnawaga.

Duchesne écrit: «À Montréal, malgré un agenda particulièrement accaparé par les interviews radio, télé et journaux, on a voulu lui faire goûter l’exotisme local et une expédition fut organisée à la réserve amérindienne voisine de Caughnawaga [Kahnawake, aujourd’hui] où un « pow-wow » était organisé au profit des touristes.» L’amener en Amérique avait été le plus difficile: le cher bourru abhorrait l’avion. Le secrétaire Gibraltar refusa carrément de quitter la terre de France. C’est Félix Leclerc et leur agent commun Jacques Canetti qui avaient intercédé, et finalement convaincu l’homme de traverser la grande mare. Jacques Vassal, biographe de Brassens, évoque leur rencontre à Dorval dans son Brassens, l’homme libre: «À son arrivée à l’aéroport de Montréal, le… 22 septembre 1961, Brassens est accueilli par Félix Leclerc devant la presse. Les deux compères parlent, entre autres, de François Villon et d’une mise en musique d’un de ses poèmes que le visiteur a en projet.»

Une fois sur place, on ne le lâche plus: concert à Ottawa, séjours au cabaret Chez Gérard et à la Comédie-Canadienne, passage à l’Université de Montréal. Tout ça dura un bon mois, et Brassens repartit content: il avait triomphé partout et rencontré des tas de gens sympathiques, dont Gilles Vigneault, qui se lançait au même moment sur la scène du Gesù. Mais l’épreuve de l’avion l’éprouva trop: «chaleur de leur accueil» ou pas, on ne l’y reprendrait plus, au Canada. Reste ce récital épatant, où les gens rigolent aux passages crus de Le Mécréant, où un Brassens enthousiaste s’emballe parfois dans ses mots.

Pierre Shuller, qui publie le bulletin Auprès de mon arbre, consacré à toutes choses Brassens, n’en revient carrément pas de la découverte. «Je viens de recevoir et d’écouter ce disque avec un plaisir inégalé, y compris quand j’y découvre Pierre Nicolas disant à Brassens: « Tu dérailles ce soir […] »» Il faut bigrement prêter l’oreille pour entendre ça, à la fin d’Au marché: on est fan fini ou on ne l’est pas. À quelques semaines des 30 ans du trépas (le 29 octobre 1981, on en reparlera), l’émoi est grand, et rien n’est plus bienfaisant qu’une nouvelle heure de Georges Brassens bien vivant.

***

Bien le bonjour !

J’espère que ce billet te trouve dans le meilleur des états. Ici, franchement, ça gazouille.

Je suis très enthousiaste à l’idée de t’inviter au concert de mon trio qui aura lieu ce soir à 21h30 au Dièse 11. Ce sera notre première apparition sur la scène de ce sympathique estaminet de bon aloi situé au 4115-A rue St Denis (entre Duluth et Rachel).

Basse : Mathieu Descheneaux, Batterie – Charles Duquette, Guitare et Compositions – Sylvain Picard

Au menu menoum musical il y aura, entre autres, la déglinguée suite Airs à Faire Frire composée en l’honneur de l’iconoclaste Erik Satie (Airs à Faire Frire sur Itunes); des compositions bringuebalantes inspirées des univers braques de Tom Waits, Dany Elfman et Ennio Morricone; quelques nouveautés fraîchement sorties du four pour l’occasion.

Le clou du spectacle pourrait être, certainement, sans l’ombre d’un doute, pour ainsi dire, le choix du public. Je m’explique, les spectateurs sont invités (comme à chacun de nos concerts) à inventer un titre de pièce à partir duquel nous composerons une œuvre spontanée. Toutes les idées sont les bienvenues.

Les réservations sont chaleureusement recommandées (514) 223-3543.

Voilà chère !

Au plaisir de célébrer ensemble les joies printanières à faire frire, ce soir au Dièse 11

Salut bien,
Sylvain


Bonne nouvelle !

Le trio Sylvain Picard sera en concert au Dièse Onze Jazz & Restaurant le mercredi 20 avril prochain. Les réservations sont chaleureusement recommandées (514) 223-3543. Le Dièse Onze est un lieu de rencontre sympathique et convivial situé au 4115-A, rue St-Denis (entre Duluth et Rachel)

On a bien hâte d’y partager nos nouvelles compos.

Mathieu Deschenaux – Contrebasse, Charles Duquette – Percussions, Sylvain Picard – Compositions et guitares

L’Automne du Coeur 悲

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=Oe7g5ICipiM]

 

Les Copains d’abord

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=vezpf23RRns]

Bonne nouvelle! Le trio Sylvain Picard (que je dirige comme un laron en foire depuis un peu plus d’un an) aura le plaisir de célébrer Noël avec la clientèle du Upstair’s le 29 décembre prochain. Première partie à 20h30, deuxième à 21h45 et dernière à 23h.

Au menu menoum musical il y aura : Airs à faire frire, une suite brindezingue composée en l’honneur d’Éric Satie, des compos éparses dont l’écriture a été influencée par Bill Frisell, Kenny Wheeler, Danny Elfman et Tom Waits, quelques arrangements de chansons francophones (aniel Bélanger, Piaf, et l’oncle Georges Brassens). De plus, nous aurons arrangé pour l’occasion quelques standards de… Noël. Ça va décaper!

Les réservations sont chaleureusement recommandées Upstair’s : 1254, rue MacKay (514) 931-6808

Airs à faire frire, notre premier EP (mini-album) est maintenant disponible en téléchargement sur iTunes! On peut l’acheter ici

Au plaisir de jazzer la bacaisse et de swinger la compagnie ensemble!

Les copains d’abord [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=vezpf23RRns]

Porfitérole scintillant [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=DNEw20YYVRE]

Strange Meeting (Bill Frisell) [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=sIFPqq4gCpM]

L’Automne du Coeur 悲 [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=Oe7g5ICipiM]