Tag: Fred Pellerin

«Quand je dis rien, c’est parce que je le pense!»

Fred Pellerin citant Méo le coiffeur dans
le journal l’Itinéraire édition du 15 décembre 2012

Quoi de mieux pour se mettre dans l’ambiance des fêtes que de se faire conter une histoire par l’ami Fred? On peut l’écouter ici, le coloré conteux de St-Élie en compagnie du Maestro Nagano et des lutins à bonnet de l’OSM.

Fred nous arrache au temps quelques instants pour nous faire voyager dans son grenier enchanté et déjanté. On retrouve le forgeron, la belle lurette, la sorcière du village et surtout la mousse de nombril…

À savourer!!! http://www.tou.tv/un-conte-de-fred-pellerin-et-l-osm.

Dans un autre registre, voici pour tes oreille en fête la Rapsodie espagnole de l’ami Momo (Maurice Ravel).

Partie 1 de 2 [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=uCBZAsMAHAw]

Partie 2 de 2 [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=IgcQm1AwCh0]

Et en prime, voici l’ami Bill Evans avec Scott Lafaro et Paul Motian qui interprètent l’intemporel milestones (Paru sur l’album waltz for debby en 1961)

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=gdfUMMHH6rQ]

En reprime [votre dévoué est en feu!], rien de mieux que Jimmy Smith pour attiser le mojo en ces temps frettes. Voici Jimmy Smith qui interprète Got my mojo workin’

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=SmhAJiwq8Kk]

Le voici maintenant dans la finale de Pierre et le Loup de Prokofiev arrangé par Oliver Nelson. (Le rythme de triangle qui commence à 47 sec. en vaut la peine à lui seul!)

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=daHA6sfYzus]

Joyeux Noël! Oui

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=g_NL4m5Kj9E]

 

C’tait un matin y’a pas longtemps, j’étais en studio pour enregistrer un duo avec Vigneault. C’était: «Je m’ennuie des mélodies qui mettaient mes yeux dans l’eau, je m’ennuie de ton ennui.» Gilles Vigneault. On se croise que’ques fois depuis que’que temps. Des fois, c’est pour des projets, des fois c’est pour presque rien. Mais quand même, un privilège et un honneur, de pouvoir se colletailler sur la légende vivante.

Faque, c’était un matin, y’a pas longtemps. «Je m’ennuie, de ton ennui.» Pis y’est arrivé Vigneault, avec des muffins qui étaient encore chauds, les bras chargés des journaux du matin. Pis si y’avait des pépites dans les gâteaux m’a vous dire, y’avait surtout des noyaux dans les nouvelles.

Vigneault, y m’a dit: «On veut un drapeau, mais on n’a pas encore de mât. Y faudrait se faire un mât.» Ça c’était la revue de presse d’un jour de semaine dans la bouche de Vigneault. Lui, le grand poète du pays, celui qui chante encore, à l’âge respectable. Qui trouve encore à donner pis qui dépasse comme si ses mélodies avaient de la frange. C’est du surplus qui va brasser jusqu’à l’espoir, jusqu’au projet social, dans l’au-delà de la poésie, pour en faire de la force.

Je l’avais entendu dire une fois — il parlait d’idéal — y’avait dit que les poètes trouvaient à dire dans le monde où ils vivaient, pis que si l’idéal se pointait la face, il se trouverait un moment, un p’tit boutte où s’qu’on saurait plus quoi chanter, parce que ça ferait l’impression qu’on a réussi. Ben, le temps passe, pis y chante encore. Pis on chante encore. Pis dans toutes les noirceurs, ça permet de se dire qu’il y a peut-être encore une brèche pour rêver.

Aujourd’hui, ami Vigneault, chante encore! Y faut chanter plus que jamais! On a besoin d’un Nord, d’une aiguille, d’un exemple, on a besoin d’un homme-phare, montre-nous le chemin que tu connais, dis-nous que ça s’peut de changer un boutte du monde avec les chansons, sinon d’en panser un peu les noirceurs. Je t’entendais encore y’a que’ques jours. C’était cité: «L’idéal, quand il est porté par une seule personne, il se rend jamais ben loin. Il faut que l’idéal devienne collectif pour avoir de l’avenir.»

Y faut se faire un mât, Vigneault? On va se faire un mât lustré. Chante encore. Je te promets qu’on va répondre en choeur.

***

Source : Le Devoir, Fred Pellerin – Conteur et scénariste,  1 novembre 2011  Actualités culturelles

«Bien sûr que j’arrive à perdre du temps. J’ai même la technique pour se faire. Je suis un retardataire de métier.  C’est difficile de l’être : il faut commencer de bonne heure et finir tard. Le métier de retardataire ne s’apprend pas. Pour être un retardataire de métier, il faut avoir des siècles de retard. Et je les ai. Je veux me faire une banque. Quand la mort passera, je demanderai : « S’il vous plaît, et mon retard ? Je veux une ristourne ! »» p.109

« »Carrière » est un mot dont je me méfie. Dans « carrière », il y a « arrière ».» p.111

«La discipline, c’est de mettre dix-huit heures à remplacer un mot ! La discipline, c’est de faire cinquante vers mesurés par semaine, seulement pour vérifier si j’en ai toujours la capacité. La discipline, c’est la liberté de s’imposer des contraintes.» p.111

«C’est toujours gravement que l’on recherche le bonheur et c’est toujours légèrement qu’on ne le voit pas passer.» p.112

«Un homme qui aime et connaît les vieilles choses, le passé, et qui par là a un pied dans l’avenir.» À propos de Luc Lacoursière p.115

Extraits tiré du livre Propos de Gilles Vigneault paru aux nouvelles éditions de l’arc en 1974

Nicolas et Fred Pellerin interprètent J’ai Planté un Chêne

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=I8j-7fehJYc]

J’ai découvert cette chanson sur l’album gossé main par notre conteux national. C’est tendre et fort à la fois.

On peut l’écouter ici : http://www.myspace.com/fredpellerin (cliquez sur tenir debout à droite)

Paroles et musique : David Portelance
Voix, guitare acoustique : Fred Pellerin

Ma tête soliloque sous la semelle de mes bottes
Quand elles se frottent au pavé des ruelles
On m’a dit que le doute, c’est le bon Dieu qui clignote
Mais ma foi est fébrile comme une chandelle
La foule est ventriloque, à couvert on chuchote
C’est dans la pénombre que la lumière est belle (bis)

Une nuit ou une vie cerne mes yeux déjà flous
Aux reflets vert-de-gris et cruels
Le sel des glaciers sur a couleur de mes joues
Même si personne ne nous cherche querelle
Et la gorge qui rit, et les mains dans la boue
C’est dans le brouillard qu’une rencontre est belle (bis)

Alors j’apprends à me tenir debout
J’apprends à me tenir debout
Je n’ai rien contre personne et je tendrai l’autre joue
Mais j’apprends à me tenir debout

Et puis une défaite qui vaut toutes les victoires
Quand nos propres désirs nous ensorcèlent
Parfois l’âme se rachète en se servant à boire
Je n’ai pourtant rien d’un criminel
Et Amélie qui demande si on rêve ou si on dort
C’est dans le silence qu’une réponse est belle (bis)

Alors j’apprends à me tenir debout
J’apprends à me tenir debout
Je n’ai rien contre personne et je tendrai l’autre joue
Mais j’apprends à me tenir debout

À tous, une belle St-Jean. Et, pourquoi pas, un pays? Celui de Vigneault me paraît particulièrement inspirant.

Il me reste un pays
Il me reste un pays à te dire
Il me reste un pays à nommer

Il est au tréfonds de toi
N’a ni président ni roi
Il ressemble au pays même
Que je cherche au coeur de moi
Voilà le pays que j’aime

Il me reste un pays à prédire
Il me reste un pays à semer

Vaste et beau comme la mer
Avant d’être découvert
Puis ne tient pas plus de place
Qu’un brin d’herbe sous l’hiver
Voilà mon Jeu et ma Chasse

Il te reste un pays à connaître
Il te reste un pays à donner

C’est ce pont que je construis
De ma nuit jusqu’à ta nuit
Pour traverser la rivière
Froide obscure de l’ennui
Voilà le pays à faire

Il me reste un nuage à poursuivre
Il me reste une vague à dompter

Homme! Un jour tu sonneras
Cloches de ce pays là
Sonnez femmes joies et cuivres
C’est notre premier repas
Voilà le pays à vivre

Il nous reste un pays à surprendre
Il nous reste un pays à manger

Tous ces pays rassemblés
Feront l’Homme champ de blé
Chacun sème sa seconde
Sous l’Amour qu’il faut peler
Voilà le pays du monde

Il nous reste un pays à comprendre
Il nous reste un pays à changer

————-

ou encore

Gens du pays

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=jdf9aqRk–0]

Fred Pellerin en bonus!

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=thSwdH3ojIw]

Bonne année !

Dumas le 30 décembre au National

Le 30 décembre dernier, sur un coup de tête, je suis allé écouter Dumas au National. J’y suis allé sans attente ne connaissant pas l’oeuvre de l’artiste. Wow! J’ai été fasciné par la simplicité et l’efficacité de ses musiques. Il était accompagné, entre autres, par le Dr. Joss Tellier à la guitare électrique (toujours à propos).

La foule entonnait les pièces. Dumas jouait l’animateur de foule comblé. Un beau moment.

Fred Pellerin et son nouvel album Silence

Wow! D’une simplicité éloquente, ce disque de notre Conteux transpire l’émotion. Dans une production résolument simple de Jeannot Bournival, Fred chante ici des pièces qu’il présentait entre ses monologues. Mes coups de coeur sont là-bas (que Fabiola Toupin lui avait présentée) et le petit garçon (la petite fille) (popularisée par Reggiani).

Avec Silence, on se sent bien. Chez nous.

Haïku à faire frire

Dans l’Outaouais, pendant les fêtes, il a verglacé… Les arbres étaient superbes. Leur beauté invitante m’a inspiré cet haïku :

Soleil d’après verglas
Fête de cristal
Dans les bois

Un ami m’a fait parvenir un lien vers l’univers de Fred Pellerin. http://bit.ly/4WviIq

C’est un entretien radio entre l’homme de St-Élie et Francis Legault (radio-cadenas)

Le conteur nous parle entre autres des racines et traditions québécoises, de la famille, des spectacles.

Un 50 minutes rafraîchissant.