Tag: Evelyne de la Chenelière

« À l’ère où triomphent le culte de soi, l’exposition permanente et obscène de son vécu et de ses douleurs, en ces jours où nous avons l’existence si manifeste et si bruyante, le chic, il me semble, c’est la splendeur discrète, la délicatesse de taire un peu sa détresse comme ses exploits; le chic est ce supplément d’âme qui ajoute la réserve à l’éclat, et la tenue à l’émoi.

Le chic, il me semble, c’est perdre avec élégance, c’est volontiers faire briller les autres, c’est aimer sans calcul ni intérêt, c’est pardonner ou aider sans s’applaudir soi-même, c’est savoir sa banalité et pourtant tâcher d’enrichir le monde de ce que l’on est, c’est marcher droit dans une vie bancale, c’est tenter une sorte d’élévation qui n’a rien à voir avec le statut, mais plutôt avec la noblesse des sentiments.

Le chic, c’est le panache, tel que le décrit Edmond Rostand : la pudeur de l’héroïsme, comme un sourire par lequel on s’excuse d’être sublime.»

Evelyne de la Chenelière

Source : http://www.lapresse.ca/vivre/mode/201301/01/01-4607763-le-chic-selon-evelyne-de-la-cheneliere.php

C’est ce soir 20h qu’aura lieu le Cabaret Pas Tranquille. J’y prendrai part au sein du quatuor du pianiste-compositeurr Yves Léveillé.

Le Cabaret Pas Tranquille se tiendra à la Grande Bibliothèque (475, boulevard De Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2L 5C4) : Achat de billet

N’est-elle pas mal nommée la Révolution tranquille? Si les profondes transformations de la société québécoise lors des années soixante se sont faites sans guerre civile, l’époque fut pourtant marquée d’une explosion littéraire sans pareil, de mots-canons, de mots manifestes, armés d’un nouvel esprit, chargés d’urgence et de nécessité et portés par une contre-culture revendicatrice. C’était le temps d’une effervescence culturelle époustouflante, poursuivie dans les années soixante-dix, qui trouve encore un écho, si ce n’est même une vive actualité, aujourd’hui.

Pour son ouverture, le FIL présente les meilleurs moments du Cabaret pas tranquille, un spectacle mémorable d’une durée dithyrambique de six heures en version originale, présenté une seule fois à la Grande Bibliothèque lors de la dernière « Nuit Blanche » à Montréal. Signé par la direction artistique et l’animation d’Olivier Kemeid, le spectacle nous plonge dans la fureur de vivre de l’époque, à travers des lectures et chansons interprétées avec fougue et intensité par une quinzaine de comédiens, auteurs, chanteurs et performeurs.

Les faisant renaître sur scène, Céline Bonnier et Alexis Martin incarnent André et Nicole Ferron de L’hiver de force de Réjean Ducharme, Evelyne de la Chenelière entreprend les mots beaux et sombres d’Une saison dans la vie d’Emmanuel de Marie-Claire Blais et Stéphane Crête s’en prend sans détour au lyrisme cru de Michel Garneau. Les mots des Yvon, Gauvreau, Miron et Godbout ne sont pas non plus laissés en reste, ni les chansons de Pauline Julien, du Grand Cirque Ordinaire, de Gilles Vigneault ou encore de Clémence Desrochers, mais c’est aussi l’occasion pour des auteurs tels que Catherine Lalonde ou Lise Vaillancourt de livrer leur propre réponse à l’époque et à ce qu’elle a engendré.

Bien au-delà de la nostalgie, le Cabaret pas tranquille fait sentir l’impact historique et contemporain d’une littérature engagée et contestataire, gonflée d’un désir de changement. Un rappel incontournable de la richesse contre-culturelle québécoise venue d’une époque pas si lointaine, pour raviver la mémoire et transmettre un souffle d’inspiration, grâce à un spectacle qui permet de retrouver ou de découvrir un florilège de paroles des plus essentielles.

Au sein du quatuor Yves Léveillé, j’aurai le plaisir de prendre part au Cabaret Pas Tranquille le vendredi 16 septembre, à 20 h à la grande bibliothèque (475, boulevard De Maisonneuve Est Montréal (Québec) H2L 5C4) : Achat de billet

N’est-elle pas mal nommée la Révolution tranquille? Si les profondes transformations de la société québécoise lors des années soixante se sont faites sans guerre civile, l’époque fut pourtant marquée d’une explosion littéraire sans pareil, de mots-canons, de mots manifestes, armés d’un nouvel esprit, chargés d’urgence et de nécessité et portés par une contre-culture revendicatrice. C’était le temps d’une effervescence culturelle époustouflante, poursuivie dans les années soixante-dix, qui trouve encore un écho, si ce n’est même une vive actualité, aujourd’hui.

Pour son ouverture, le FIL présente les meilleurs moments du Cabaret pas tranquille, un spectacle mémorable d’une durée dithyrambique de six heures en version originale, présenté une seule fois à la Grande Bibliothèque lors de la dernière « Nuit Blanche » à Montréal. Signé par la direction artistique et l’animation d’Olivier Kemeid, le spectacle nous plonge dans la fureur de vivre de l’époque, à travers des lectures et chansons interprétées avec fougue et intensité par une quinzaine de comédiens, auteurs, chanteurs et performeurs.

Les faisant renaître sur scène, Céline Bonnier et Alexis Martin incarnent André et Nicole Ferron de L’hiver de force de Réjean Ducharme, Evelyne de la Chenelière entreprend les mots beaux et sombres d’Une saison dans la vie d’Emmanuel de Marie-Claire Blais et Stéphane Crête s’en prend sans détour au lyrisme cru de Michel Garneau. Les mots des Yvon, Gauvreau, Miron et Godbout ne sont pas non plus laissés en reste, ni les chansons de Pauline Julien, du Grand Cirque Ordinaire, de Gilles Vigneault ou encore de Clémence Desrochers, mais c’est aussi l’occasion pour des auteurs tels que Catherine Lalonde ou Lise Vaillancourt de livrer leur propre réponse à l’époque et à ce qu’elle a engendré.

Bien au-delà de la nostalgie, le Cabaret pas tranquille fait sentir l’impact historique et contemporain d’une littérature engagée et contestataire, gonflée d’un désir de changement. Un rappel incontournable de la richesse contre-culturelle québécoise venue d’une époque pas si lointaine, pour raviver la mémoire et transmettre un souffle d’inspiration, grâce à un spectacle qui permet de retrouver ou de découvrir un florilège de paroles des plus essentielles.

Direction artistique et animation
Olivier Kemeid

Interprètes
Marc Béland, Émilie Bibeau, Céline Bonnier, Gary Boudreault, Monia Chokri, Evelyne de la Chenelière , Stéphane Crête, Raymond Cloutier, Benoît Dagenais, Sophie Desmarais, Marie-Thérèse Fortin,  Catherine Lalonde, Jean Maheux, Alexis Martin, Sébastien Ricard, Lise Vaillancourt et Maude Guérin.

Assistance à la mise en scène et régie de plateau
Catherine La Frenière

Scénographie
Cynthia St-Gelais

Éclairages et régie lumières
Anne-Marie Rodrigue Lecours

Direction technique et régie son
Olivier Gaudet-Savard

Durée du spectacle : 2 heures + entracte
COPRODUCTION FIL 2011 et BAnQ