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Photo_Gloria_CD premiers mix

 

Première étape de mix de Gloria terminée! C’est tellement plaisant d’apprendre autant et de triper en «travaillant».
On écoute ça et on continue à peaufiner le tout.

Rob Heaney et Sylvain Picard | Mix

Sylvain Picard | compositions et guitare
Yannick Rieu | saxophones ténor et soprano
Maxime St-Pierre | trompette et flügelhorn
Guy Boisvert | contrebasse

Brassens ici? Mais oui, une fois, en 1961, écoutez ça!

Sylvain Cormier   9 septembre 2011  Musique
Pour écouter les extraits, cliquez ici
Georges Brassens

Photo : Collection personnelle de Patrice Lozano
Georges Brassens
La bande commence par le commencement. On est le 1er octobre 1961, à la Comédie-Canadienne. L’imprésario et comédien Jean Lorain, alors époux de Denyse Filiatrault (avec un y, en ce temps-là), présente au nom des productions Jacques-Gérard — Gérard comme dans Gérard Thibault de Chez Gérard?— «pour la première fois à Montréal, accompagné à la basse par Pierre Nicolas… Georges Brassens!» Et prestement, Georges Brassens embraye sa pompe, po-pom, po-pom à la guitare, et démarre L’Orage. Tout aussi prestement, il enchaîne les suivantes, parmi lesquelles Le Père Noël et la petite fille, La Marche nuptiale, Le Gorille, Chanson pour l’Auvergna, 18 titres en tout. Dans son mot de la fin, après les deux chansons du rappel? Les Amoureux des bancs publics, La Mauvaise Réputation?, Lorain rappelle que le lendemain, ce sont Les Compagnons de la chanson qui se produiront sur la même scène. Rideau.

D’où sort donc cet enregistrement inédit, inespéré, récital intégral de Brassens saisi par un micro bien placé? oui, le son est bon!? lors de l’unique tournée canadienne du gars pas sorteux de l’impasse Florimont? «C’est la même filière que le Nicolet 1964 de Félix, les Archives nationales du Québec», précise Martin Duchesne, indomptable fouilleur du passé chansonnier québécois et actuel directeur artistique chez Disques XXI. Plus précisément, le fonds Gérard-Thibault, d’où un spectacle d’Édith Piaf à Québec a déjà émergé. À la trouvaille majeure (il n’existait auparavant aucun récital complet de Brassens avant son Bobino de 1964, à peine des extraits de son Olympia de 1960), Duchesne a ajouté un livret copieux en détails et photos rares, fort utile mise en contexte, avec le concours précieux d’un grand spécialiste, webmestre du site www.georges-brassens.fr: Patrice Lozano a sorti des clichés de sa collection immense, montrant Brassens en auto, au centre-ville de Montréal, et jusqu’en visite à… Caughnawaga.

Duchesne écrit: «À Montréal, malgré un agenda particulièrement accaparé par les interviews radio, télé et journaux, on a voulu lui faire goûter l’exotisme local et une expédition fut organisée à la réserve amérindienne voisine de Caughnawaga [Kahnawake, aujourd’hui] où un « pow-wow » était organisé au profit des touristes.» L’amener en Amérique avait été le plus difficile: le cher bourru abhorrait l’avion. Le secrétaire Gibraltar refusa carrément de quitter la terre de France. C’est Félix Leclerc et leur agent commun Jacques Canetti qui avaient intercédé, et finalement convaincu l’homme de traverser la grande mare. Jacques Vassal, biographe de Brassens, évoque leur rencontre à Dorval dans son Brassens, l’homme libre: «À son arrivée à l’aéroport de Montréal, le… 22 septembre 1961, Brassens est accueilli par Félix Leclerc devant la presse. Les deux compères parlent, entre autres, de François Villon et d’une mise en musique d’un de ses poèmes que le visiteur a en projet.»

Une fois sur place, on ne le lâche plus: concert à Ottawa, séjours au cabaret Chez Gérard et à la Comédie-Canadienne, passage à l’Université de Montréal. Tout ça dura un bon mois, et Brassens repartit content: il avait triomphé partout et rencontré des tas de gens sympathiques, dont Gilles Vigneault, qui se lançait au même moment sur la scène du Gesù. Mais l’épreuve de l’avion l’éprouva trop: «chaleur de leur accueil» ou pas, on ne l’y reprendrait plus, au Canada. Reste ce récital épatant, où les gens rigolent aux passages crus de Le Mécréant, où un Brassens enthousiaste s’emballe parfois dans ses mots.

Pierre Shuller, qui publie le bulletin Auprès de mon arbre, consacré à toutes choses Brassens, n’en revient carrément pas de la découverte. «Je viens de recevoir et d’écouter ce disque avec un plaisir inégalé, y compris quand j’y découvre Pierre Nicolas disant à Brassens: « Tu dérailles ce soir […] »» Il faut bigrement prêter l’oreille pour entendre ça, à la fin d’Au marché: on est fan fini ou on ne l’est pas. À quelques semaines des 30 ans du trépas (le 29 octobre 1981, on en reparlera), l’émoi est grand, et rien n’est plus bienfaisant qu’une nouvelle heure de Georges Brassens bien vivant.

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Airs à Faire Frire en studio en septembre

Le trio Sylvain Picard sera en studio au début septembre pour enregistrer son premier long jeu. N’étant pas soutenu par une maison de disque et les coûts étant dispendieux, j’ai eu l’idée de proposer différentes formes de contributions qui nous permettrons de financer l’album. Les gens qui contribueront pourront, entre autres, obtenir des primeurs, des cours d’instruments et des concerts privés. Ça pourrait t’intéresser !

Pourquoi nous aider?

Car le projet sera entièrement auto-financé. C’est-à-dire que nous ne demanderons aucune bourse ou subvention d’aucun palier du gouvernement, ni aucune aide de maison de disques. Cette façon de financer un projet est moderne et intime. Moderne car elle fait fit des modèles économiques existants, et intime car, les intermédiaires étant éliminés, le contact entre l’artiste et le «fan» est direct.

Par ailleurs, réaliser un album de qualité dans des conditions optimales est dispendieux (Les coûts estimés de la productions de cet album (lancement inclus) sont de 6 000$.) (En date du 4 juillet, nous avons amassé 600$.) En l’échange de récompenses diverses, vos dons contribueront à l’aboutissement de notre projet d’enregistrement. L’argent amassé servira à couvrir plusieurs dépenses :

  • payer le temps de studio
    • enregistrement
    • mixage
    • matriçage
  • infographie
  • gravure des cd
  • lancement d’album

Nous enregistrerons au Studio 270, sous la supervision des oreilles bioniques de Robert Langlois.

La sortie du disque est prévue avant la fin de l’automne.

Comment contribuer?

C’est facile! En l’échange d’une contribution financière, plusieurs options alléchantes s’offrent à vous. Voici comment faire :

  • Choisissez la contribution de votre choix
  • Cliquez sur le bouton Paypal (paiements sécurisés par carte de crédit)
  • Faites votre achat

Les options de contributions

Option don : Une contribution volontaire, un investissement en soit. Vous choisissez le montant selon votre générosité.

Option 1 : avec une contribution de 10$, recevez en primeur Airs à Faire Frire en téléchargement une semaine avant sa parution

Option 2 : avec une contribution de 25$, recevez une copie dédicacée de l’album et le téléchargement en primeur

 Option 3 : avec une contribution de 100$, recevez un cours de guitare de 60 minutes (sur l’île de Montréal) et le contenu des options 1 et 2

  Option 4 : avec une contribution de 400$, Sylvain ira faire un concert privé (20 personnes ou moins) sur l’ïle de Montréal. Le concert est d’une durée de 2 heures (deux parties de 45 minutes et une entracte.) Nous choisissons la date de concert ensemble. De plus, et le contenu des options 1 et 2

 Option 5 : avec une contribution de 900$, le trio Sylvain Picard fera un concert privé (20 personnes ou moins) sur l’île de Montréal et recevez le contenu des options 1 et 2 en primeur. Le concert est d’une durée de 2 heures (deux parties de 45 minutes et une entracte.) Nous choisissons la date de concert ensemble.

 Option 6 : avec une contribution de 1 500$, chacun des membres du trio donnera une classe de maître d’une heure à propos de son instrument (guitare, contrebasse, percussions) et il y aura un concert privé (20 personnes ou moins) sur l’île de Montréal et recevez le contenu des options 1 et 2 en primeur. Le concert est d’une durée de 2 heures (deux parties de 45 minutes et une entracte.) Nous choisissons la date de concert ensemble.

Merci six mille fois !

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À propos du Trio Sylvain Picard

Depuis 2009, le Trio Sylvain Picard promène ses compositions déglinguées et interprétations bringuebalantes. En plus d’être influencées par les impressionnistes (Érik Satie en tête et en queue), les compositions de Sylvain Picard sont entre autres inspirées des univers braques de Tom Waits, Ennio Morricone et Danny Elfman, des paysages sonores telluriques de Bill Frisell et ceux contemplatifs de Kenny Wheeler.

Quand on lui demande de décrire la musique de son trio, Sylvain aime à répondre en utilisant une expression imagée de Richard Desjardins : « la musique de mon trio, c’est comme du « cinéma pour les aveugles. » »

Airs à Faire Frire est une suite en trois mouvements composée en l’honneur de l’iconoclaste Érik Satie. Son titre est un clin d’oeil à la pièce de Satie qui s’intitule Air à Faire Fuir.

Les artisans de la friture

  • Charles Duquette est aux percussions.
  • Mathieu Deschenaux est à la contrebasse
  • Sylvain Picard aux compositions et à la guitare