Tag: Anthony de Mello

«Un gourou essayait un jour d’expliquer à une foule assemblée que les êtres humains réagissent aux mots, se nourrissent de mots plutôt que de la réalité. Un des assistants se leva et protesta en ces termes: «Je ne crois pas que les mots aient autant d’effet sur les êtres humains.» Alors le gourou lui dit: «Assieds-toi, espèce de salaud.» Livide de rage, l’homme répliqua: «tu prétends avoir atteint l’illumination, tu te dis gourou, tu te dis maître… et moi je pense que tu devrais avoir honte.

– Pardonne-moi, je me suis laissé emporter, dit le gourou. Je te demande pardon, c’était un écart. Je suis désolé. L’homme finit par se calmer. Alors le gourou lui dit: «Tu as vu, cela n’a pris que trois mots pour faire naître en toi une tempête, et cela ne m’a pris que quelques mots pour la calmer.» »

« D’autres mots », de MELLO, Anthony. Quand la conscience s’éveille, Éditions Albin Michel, c2002, p. 181

http://elixirmusiques.com/wp-content/uploads/2009/12/la-pentatonique-mineure.jpg

«L’enfer c’est les autres.» Jean-Sol Partre

«On va toujours trop loin pour ceux qui vont nulle part.» Pierre Falardeau

«Pourquoi toujours tendre à l’avancée? L’obsession du progrès est castrante. L’impotence de l’esprit ne se soigne pas dans une clinique de fertilité. Et le Viagra ne peut rien pour les troubles érectiles des idées.» Marc Séguin dans  La foi du braconnier

«L’échec n’est rien d’autre mauvais synchronisme entre nos désirs profonds et la réalité.» Marc Séguin dans  La foi du braconnier

«La femme à son mari plongé dans le journal : – As-tu déjà pensé qu’il peut y avoir autre chose dans la vie que ce qui se passe dans le monde ?» Anthony de Mello dans Histoire d’humour et de sagesse

Dans cette vidéo, Jean-Paul Sartre présente la genèse de sa pièce de théâtre Huis-Clos [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=GW-JXB2II2M]

Georges BrassensLe temps ne fait rien à l’affaire [youtube=http://www.youtube.com/watch?v=ekAhrX_ckys]

Le temps ne fait rien à l’affaire – Georges Brassens 1961

Quand ils sont tout neufs,
Qu’ils sortent de l’oeuf,
Du cocon,
Tous les jeunes blancs-becs
Prennent les vieux mecs
Pour des cons.
Quand ils sont devenus
Des têtes chenues,
Des grisons,
Tous les vieux fourneaux
Prennent les jeunots
Pour des cons.
Moi, qui balance entre deux âges,
Je leur adresse à tous un message:

Le temps ne fait rien à l’affaire,
Quand on est con, on est con.
Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père,
Quand on est con, on est con.
Entre vous, plus de controverses,
Cons caducs ou cons débutants,
Petits cons de la dernière averse,
Vieux cons des neiges d’antan.

Vous, les cons naissants,
Les cons innocents,
Les jeunes cons
Qui ne le niez pas,
Prenez les papas
Pour des cons,
Vous, les cons âgés,
Les cons usagés,
Les vieux cons
Qui, confessez-le,
Prenez les petits bleus
Pour des cons,
Méditez l’impartial message
D’un type qui balance entre deux âges:

Le temps ne fait rien à l’affaire,
Quand on est con, on est con.
Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père,
Quand on est con, on est con.
Entre vous, plus de controverses,
Cons caducs ou cons débutants,
Petits cons de la dernière averse,
Vieux cons des neiges d’antan.

Le psychiatre exaspéré
Le psychiatre au patient : « Je vous traite pour un sentiment de culpabilité depuis dix ans et vous vous sentez toujours coupable d’une insignifiance semblable ? Vous devriez avoir honte ! »

Mes consommations te donnent un air flou
« Chéri, dit une dame à son mari, tu ferais mieux de cesser de boire : tu commences déjà à avoir l’air flou. »

Une planète pour y placer sa maison
« Il y avait un jour un homme occupé à se bâtir une maison. Il la voulait la plus jolie, la plus chaude, la plus confortable de l’univers.
Quelqu’un vint lui demander son aide, parce que l’univers était en feu. Mais ce qui l’intéressait, c’était sa maison non l’univers. Quand finalement il eut terminé sa maison, il ne trouva plus de planète pour l’installer. »

Monde et foyer

La femme à son mari plongé dans le journal :
« As-tu jamais pensé qu’il peut y avoir autre chose dans la vie que ce qui se passe dans le monde ? »

Source : Anthony de Mello, Histoires d’humour et de sagesse, Espaces Libres, Albin Michel, 2007