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Dans un pays lointain, vivait un homme grand, costaud et roux [il va sans dire!] qui prenait jalousement soin de son terrain. Il entretenait la pelouse du mieux qu’il pouvait, l’arrosait, épandait les meilleurs engrais et compostes. Tout allait pour le mieux dans le Fardocheland.

Puis un jour, l’inévitable se produisit : quelques pissenlits poussaient au beau milieu de son oasis de verdure. «Diantre, se dit notre homme, la malédiction s’est abattue sur mon terrain. Voilà que des pissenlits ont l’arrogance de batifoler impunément sur mon terrain.» Il alla chercher un sécateur pour mettre fin aux jours des pissenlits.

Le surlendemain, tous les pissenlits dont il pensait s’être débarrassé se prélassaient sous le soleil. Furieux, notre homme, témoin de la scène, s’empressa de pulvériser un herbicide extrêmement puissant (mais biodégradable) sur lesdites pousses. Le résultat fut le même, les pissenlits revenaient à la vie immanquablement.

Le scénario se répéta, les méthodes changèrent, mais pas le résultat.

Étant à bout de ressources et croyant avoir tout essayé pour annihiler les pissenlits, il envoya un courriel au ministère de l’agriculture de la Fardocheland dans lequel il demandait comment anéantir une fois pour toute les «mauvaises herbes». Voici la réponse qu’il eut :

« Cher Monsieur,

Avez-vous pensez que vous pouviez apprendre à aimer les pissenlits?

Bien à vous,
Jean Ratoureux, représentant adjoint du sous-ministre en chef par intérim»

Inspirée d’une histoire de Jean Monbourquette