Pensée du vendredi : la continuité, l’infini et le logis du langage (Brad Meldhau)

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Voici quelques passages (traduits par votre dévoué) tirés de la revue Downbeat de mars 2011 consacré au pianiste compositeur Brad Meldhau. Celui-ci y parle, entre autres, de ses influences et de sa conception de la composition.

« Il faut demeurer attentif et ne pas ajouter trop de matériel – la continuité est obtenue lorsqu’une idée centrale est développée vigoureusement. » À propos de la composition, faisant référence à son œuvre Highway Rider

« Les grandes pièces de musique nous laissent dans un état d’espérance infinie. »

Brad Mehldau Don’t Be Sad (Highway Rider)

« Metamorphosen [Richard Strauss] est, pour moi, une pièce parfaite si une telle pièce peut exister. Tout y est : l’économie du développement thématique […] le mariage parfait entre les aspects «horizontal» et «vertical» exprimés – la pièce est à la fois très harmonique et très mélodique. […] Le langage harmonique du Strauss de cette période – de même que celui de Schoenberg à ses débuts et dans des pièces telle que Pelléas et Mélisande, ou bien encore Mahler et ses dernières symphonies, particulièrement la neuvième et la dixième (inachevée) – c’est un langage que je veux habiter.C’est le sur le bord du précipice, mais ça demeure tonal. »

Richard Strauss Metamorphosen

Claude Debussy  Pelléas et Mélisande

Gustav Mahler neuvième symphonie