Category: Musique

L’ensemble fleur de lys s’appelle maintenant Pic et les blancs de mémoire

 

Comment sonne une rencontre musicale entre la musique de Vigneault, Desjardins, Leloup et celle de Mingus? Ça nous donne Pic et les blancs de mémoire. Un festif octuor jazz qui joue des arrangements braques et cuivrés de chansons québécoises. De la Bolduc à Karkwa, Sylvain Picard (Pic) signe des arrangements ludiques de ces pièces de notre terroir. Amateurs de jazz, de Chanson et d’audace musicale peuvent entonner avec nos heureux amnésiques ces fragments historiques.

Depuis 2004, nos huit larrons en foire promènent sur les routes quelques parcelles de notre terroir. En 2006 paraissait l’album Le retour aux souches qui allait être sélectionné comme un des meilleurs albums jazz de l’année (Denis Lapierre, Radio-Canada).  Les trois années suivantes, le groupe s’est produit sur de grandes scènes, entre autres celle de la St-Jean au Parc Jarry.

Inspiré par les événements sociopolitiques du printemps, Pic lance Nous sommes arrivés à ce qui commence, un nouveau concert pour 2012.

À l’origine du nom
Pic est un diminutif du nom de famille de Sylvain Picard, instigateur et arrangeur/guitariste du projet.  Blanc de mémoire est un clin d’oeil à la devise du Québec «je me souviens».

Salut, salut!

Voici quelques dates de concert auxquels je prendrai part cette année.

Au plaisir de s’y voir et de placoter!

  • 19 février, 15h30 à 17h30, Montréal, Concert bouclé en solo, café Rico (969, Rachel est, au coin de boyer)

Riiico

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Bonne nouvelle!

Une boutique virtuelle vient d’ouvrir ses portes et est prête à vous accueillir. http://sylvainpicard.bandcamp.com/ On peut y écouter et acheter deux pièces de guitare soit, le marchand de rêves phénicien et quelqu’un attend à la fenêtre.

Toutes deux sont des compositions que j’ai écrites l’an passée. Elles sont interprétées ici avec l’acolyte Guy Trépanier (guitare classique – canal droit). J’y joue la guitare acoustique (canal gauche.)

Bonnes écoutes 🙂

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Il arrive un jour ou l’autre à la musicienne d’atteindre un plateau. À ce moment, la musicienne sent qu’elle se répète, qu’elle joue toujours les mêmes choses, bref, qu’elle tourne en rond. Ces étapes peuvent paraître difficiles sur le coup mais elles peuvent aussi contribuer, si on s’en donne la peine, à de belles découvertes musicales.

Une des méthodes agréables qui aide à «sortir» d’un plateau consiste à chercher la réponse à quelques questions :

Qu’est-ce que je veux être capable de faire?  (ex : improvier comme Joe Pass, Jouer un solo de Steve Vai, jouer le dernier tube de Leloup, «groover» comme John Mayer, utiliser des pédales d’effets, etc.) Plus l’idée de ce qu’on cherche à accomplir est précise, plus les actions à poser seront faciles à identifier.

Quelles étapes dois-je franchir pour m’y rendre? (Un prof peut-il m’aider à y parvenir?) Si l’on ne trouve pas les réponses soi-même, un prof peut être d’une grande utilité. Toutefois, il incombe à l’élève d’avoir une attitude d’ouverture face aux enseignements qu’un professeur peut lui apporter. Si ce n’est pas le cas, l’élève sentira qu’il perd son temps et fera certainement perdre celui de son prof.

Il arrive aussi parfois que l’élève soit ouvert aux enseignements du prof mais qu’il ne comprenne pas ou ne sente pas l’application de notions abordées en cours. (par exemple : gammes, arpèges, savoir nommer les notes, etc.) À ce moment, il est essentiel que l’élève continue de faire les exercices proposés par le prof afin d’éventuellement développer une meilleure compréhension de l’utilité des outils maintenant en sa possession. Si l’on fait une analogie avec le Tai chi, on peut dire qu’il est très difficile, si ce n’est pas carrément impossible, pour le néophyte de «ressentir» les premiers mouvements. Avec le temps, l’attention et le désir de comprendre et de s’améliorer, l’élève développera le sens du mouvement et de l’utilité de celui-ci.

Quelles sont les efforts que je suis prêt à faire pour y arriver? Pratiquer une heure par jour ne donnera pas les même résultats que 15 minutes aux trois jours. À l’élève de voir ce qui lui convient. La fin justifie les moyens!

La possibilité d’atteindre les objectifs est, je crois, proportionnelle aux efforts donnés, à la patience et à la capacité de faire face aux défis dans le processus d’apprentissage.

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Je suis curieux de connaître tess expériences, savoir si d’autres questions te viennent à l’esprit? écris-moi

Classique de Michel Berger repris en guitare jazz et boucles

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C’est l’anniversaire de naissance de Joe Pass. Il aurait eu 80 ans aujourd’hui. En son honneur, voici un vidéo le présentant son interprétation de Donna Lee (pièce devenue standard composée par Charlie Parker). Le contrabassiste est Niels Henning Horsted Peterson, NHOP pour les intimes…

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«L’inspiration existe, mais elle doit te trouver au travail.»

Picasso

«Quelques artistes qui ne censurent pas leur propre travail: Picasso, Miles Davis, Prince. Ce sont des gens qui mettent cartes sur table, et sont peu portés vers l’auto-critique ou l’auto-censure. Ils disent, « Laisse le marché décider; laisse le monde décider. » On n’est peu-être pas bien placé pour juger soi-même.

C’est une forme d’humilité. À vrai dire, un mélange d’arrogance qui dit, « Je sais que j’ai du talent à revendre », et de l’humilité qui dit, « Je ne suis pas celui qui peut décider ».»

Brian Eno en entrevue avec Derek Sivers

Bonne année !

Dumas le 30 décembre au National

Le 30 décembre dernier, sur un coup de tête, je suis allé écouter Dumas au National. J’y suis allé sans attente ne connaissant pas l’oeuvre de l’artiste. Wow! J’ai été fasciné par la simplicité et l’efficacité de ses musiques. Il était accompagné, entre autres, par le Dr. Joss Tellier à la guitare électrique (toujours à propos).

La foule entonnait les pièces. Dumas jouait l’animateur de foule comblé. Un beau moment.

Fred Pellerin et son nouvel album Silence

Wow! D’une simplicité éloquente, ce disque de notre Conteux transpire l’émotion. Dans une production résolument simple de Jeannot Bournival, Fred chante ici des pièces qu’il présentait entre ses monologues. Mes coups de coeur sont là-bas (que Fabiola Toupin lui avait présentée) et le petit garçon (la petite fille) (popularisée par Reggiani).

Avec Silence, on se sent bien. Chez nous.

Haïku à faire frire

Dans l’Outaouais, pendant les fêtes, il a verglacé… Les arbres étaient superbes. Leur beauté invitante m’a inspiré cet haïku :

Soleil d’après verglas
Fête de cristal
Dans les bois

De par sa nature, la guitare est un instrument complexe. La guitare, étant donné la façon dont les cordes sont accordées ( de grave à aigu : mi-la-ré-sol-si-mi) n’offre pas la simplicité du piano où toutes les notes se répète d’octave à octave, au saxophone sur lequel une clef permet de changer l’octave. Toutefois, il existe certains trucs qui aident à mémoriser. L’un d’eux consiste en l’apprentissage de Blocs.

Les blocs sont des doigtés précis dans une position donnée du manche. En gros, ils servent à montrer quelles sont les notes de telle gamme disponibles à un endroit du manche. Ces blocs sont très utiles comme point de références de départ.

L’avantange des blocs sur la guitare est qu’une fois appris, il suffit de déplacer l’ensemble d’un bloc à la case correspondant à la tonique voulue. Par exemple, disons que nous avons un bloc de La mineur pentatonique. Si nous voulons jouer en Si mineur pentatonique, nous n’avons qu’à déplacer le bloc d’origine de deux cases*. Tout reste pareil : doigté, nombre de notes, intervalles entre les doigts.


Quelques notes à propos de l’image :

– Les cercles à côté du manche représente les cordes à vide : ce sont des notes qui font partie de la gamme ;
– Les notes encerclées sont les toniques : ce sont les points d’ancrage des blocs. Il est important de bien les connaître pour être à même de transposer les blocs dans d’autres tonalités.

Suggestions à propos de la pratique de ces blocs :

– Y aller un bloc à la fois, lentement mais sûrement
– En suivant un rythme régulier, jouer les notes dans l’ordre pour commencer
– S’amuser à changer : le rythme, les nuances (doux, fort), etc.
– Improviser

Bonnes expérimentations!

* Une case correspond à 1/2 ton; la distance entre La et Si étant d’un ton, un déplacement de deux cases est nécessaire pour passer de la gamme de La mineur pentatonique à Si mineur Pentatonique.

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Il y a 13 ans maintenant s’éteignait un grand poète québécois : Gaston Miron.

Son recueil de poème le plus connu est l’homme rapaillé. Récemment, en 2003, un recueil du nom de poèmes épars a vu le jour.

En novembre 2008 paraissait 12 hommes rapaillés un album de poèmes de Miron mis en musique par Gilles Bélanger et réalisé par Louis-Jean Cormier. C’est un album riche à découvrir.

Voici quelques extraits tirés de l’homme rapaillé :

la marche à l’amour

je marche à toi, je titube à toi, je meurs de toi
lentement je m’affale de tout mon long dans l’âme

je marche à toi, je titube à toi, je bois
à la gourde vide du sens de la vie
à ces pas semés dans les rues sans nord ni sud
à ces taloches de vent sans queue et sans tête

je n’ai plus de visage pour l’amour
je n’ai plus de visage pour rien de rien
parfois je m’assois par pitié de moi
j’ouvre les bras à la croix des sommeils

mon corps est un dernier réseaux de tics amoureux
avec à mes doigts les ficelles des souvenirs perdus

je n’attends pas à demain je t’attends
je n’attends pas la fin du monde je t’attends
dégagé de la fausse auréole de ma vie

Je t’écris

Je t’écris pour te dire que je t’aime
que mon cœur qui voyage tous les jours
– le cœur parti dans la dernière neige
le cœur parti dans les yeux qui passent
le cœur parti dans le ciel d’hypnose –
revient le soir comme une bête atteinte

Qu’es-tu devenu toi comme hier
moi j’ai noir éclaté dans la tête
j’ai froid dans la main
j’ai l’ennui comme un disque rengaine
sans ta vague à mon corps
sans ta voix de mousse humide
c’est ma vie que j’ai mal en ton absence

Le temps saigne
quand donc aurai-je de tes nouvelles
je t’écris pour te dire que je t’aime
que tout finira dans tes bras amarré
que je t’attends dans la saison de nous deux
qu’un jour mon cœur s’est perdu dans sa peine
que sans toi il ne reviendra plus

La route que nous suivons

À la criée du salut nous voici
armés de désespoir

Au nord du monde nous pensions être à l’abri
loin des carnages de peuples
de ces malheurs de partout qui font la chronique
de ces choses ailleurs qui n’arrivent qu’aux autres
incrédules là même de notre perte
et tenant pour une grâce notre condition

soudain contre l’air égratigné de mouches à feu
je fus debout dans le noir du Bouclier
droit à l’écoute comme fil à plomb à la ronde
nous ne serons jamais plus des homme
si nos yeux se vident de leur mémoire

beau désaccord ma vie qui fonde la controverse
je ne récite plus mes leçons de deux mille ans
je me promène je hèle et je cours
cloche-alerte mêlée au paradis obsessionnel
tous les liserons des désirs fleurissent
dans mon sang tourne-vents
venez tous ceux qui oscillent à  l’encre des soirs
levons nos visages de terre cuite et nos mains
de cuir repoussé burinés d’histoire et de travaux

nous avançons nous avançons le front comme un delta
«Good-bye farewell !»
nous reviendrons nous aurons à dos le passé
à force d’avoir pris en haine toutes les servitudes
nous serons devenus des bêtes féroces de l’espoir