Category: Musique

Bonne nouvelle! Le trio Sylvain Picard (dont je fais partie à l’insu de mon plein gré) sera en concert au Upstairs dès 20h30 les mercredi et jeudi 28 et 29 juillet. Les réservations sont chaleureusement recommandées. (514) 931-6808

Guitare, contrebasse et percussions, le trio présentera son concert intitulé Airs à faire frire. Au menu musical, il y aura de mes compositions (inspirées, entre autre, par la folie douce d’Éric Satie et celle plus déjantée de l’homme à la voix d’ogre au coeur tendre, Tom Waits.)

En voici quelques extraits :

[soundcloud width= »100% » height= »145″ params= » » url= »http://soundcloud.com/elixirmusiques/sets/trio-sylvain-picard »] Trio Sylvain Picard par  Elixirmusiques

Aux plaisirs!

Sylvain

«Si tu dois te comparer, compare-toi à toi-même.»

«Celui qui souhaite apprendre continuellement doit aborder son art avec l’esprit du débutant.»

«Peu importe nos habiletés du moment, l’on peut toujours faire mieux. Fonce, améliore-toi, joue et donne-le au suivant. N’essaie jamais d’être Le meilleur. Essaie simplement de donner le meilleur de toi-même.»

Traduction libre d’aphorismes tirés du livre The advancing guitarist

Merci à tous ceux et celles qui sont venus voir et entendre le trio dimanche dernier. Ça a été des plus agréable pour Charles (Duquette à la batterie), Mathieu (Deschenaux à la contrebasse) et moi.

Ce concert a été pour nous l’occasion de présenter quelques unes de mes plus récentes compositions et arrangements musicaux.

On y a entendu, entre autres choses, une suite à faire frire qui m’a été inspiré par Éric Satie. Cette suite comprenait les trois pièces suivantes : Rencontre de Funambules, Satie l’insatiable ne danse pas du ventre et Airs à faire frire. Chacune de ces pièces débutait chacune des parties de la soirée.

Je vous tiens au courant pour la suite. Merci encore!

Désolé pour ceux qui n’ont pu rentrer dû au manque de places : y’en aura d’autres!

Un de mes stylistes sonores préférés est mort : Hank Jones. Il était un pianiste accompli. Il était le frangin Thad et Elvin Jones.

Hank Jones est un des seuls qui a passé à travers presque toutes les époques du jazz. À presque 93 ans, il en avait vu plus d’une.

Dans les années 40, il a entre autres, accompagné Bird, aur la fameuse 52e rue de New York. Il a continué ses prouesses musicales (dans le bebop*) dans les années 50. Puis en 60, il a été pianiste de studio pour CBS. À la fin 70, il a formé avec Ron Carter et Tony Williams The great jazz trio. Par la suite, il a accumulé les collaborations en duo avec différnts artistes, dont une qui représente pour moi un modèle d’accompagnement jazz. Il s’agit de son duo avec Abbey Lincoln qui s’intitule When there is love (paru en 1993 chez Verve.)

Voici Hank Jones en action à près de 70 ans…

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=3ByV9BzSPXw]

*Voici ce qu’il à dire à propos du Bebop (en anglais)

«Parler lentement, penser vite.»

Albert Einstien

«La vitesse vient de la précision.»

En musique, ceci veut dire que l’on commence par pratiquer une nouvelle pièce lentement. Une fois que les premiers passages sont maîtrisés à cette vitesse, l’on accélère la pulsation graduellement jusqu’à temps que l’on atteigne la vitesse réelle.

Cette façon de faire correspond à l’analogie suivante : lorsqu’on construit une maison, on commence par établir des fondations solides. Par la suite, on ajoute des couches : murs, planchers, toit, eau, électricité, etc. La fondation doit donc être des plus solides pour soutenir tous les autres étages…

Une anthropologue se penche sur le côté sombre de la chanson actuelle de la chanson québécoise et des changements repères.

«Sous des airs souvent joyeux, nos artistes chantent la perte de sens et le cul-de-sac de la surconsommation, des Colocs à Loco Locass. Une critique en forme de nostalgie du lien social évacué avec notre héritage religieux. Saine complainte, juge l’anthropologue Isabelle Matte.

Les punks marginaux du «No Future» l’ont clamé. Les intellectuels l’ont annoncé aussi. Voici que la critique du capitalisme et d’un monde qui tourne à vide est rentrée dans le discours dominant et populaire. En témoigne la chanson québécoise actuelle, dont les textes regorgent de références apocalyptiques en forme de quête de sens, L’Échec du matériel de Daniel Bélanger en tête de liste.»

Lire la suite dans Le Devoir

Ce dimanche 9 mai, j’aurai la chance d’accompagner la chanteuse Chantal Gosselin en duo au Pub du Quartier Latin (318, Ontario est, Montréal). Ça commence à 20h.

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De plus, le 23 mai à partir de 20h30, avec le trio Sylvain Picard, j’aurai le plaisir de partager mes nouvelles compos avec le public du Upstairs (1254, MacKay, Montréal, H3G 2H4) Réservations recommandées : (514) 931-6808.

On peut en avoir un avant-goût ici : http://soundcloud.com/elixirmusiques/sets/trio-sylvain-picard

Au menu musical, en plus de mes compos, il y aura deux invités surprises.

Au plaisir de vous y voir!

L’accompagnement jazz (ou «comping») est un sujet très complexe qui nécessite, avant d’être exécuté de façon convaincante, des années de pratique personnelle et en groupe. De plus, certaines idées doivent être gardées en tête lors de la pratique du «comping» afin de mener à bien l’expérience dont peut être tout interprétation musicale.

Je vous propose ici ma traduction de quelques éléments clefs de la présentation de Mulgrew Miller (superbe pianiste jazz).

«L’accompagnement est un sujet très dense et profond, du moins beaucoup plus que les jeunes ne le pensent.

Accompagner une chanteuse ou une soliste demande une sorte particulière d’implication envers la personne accompagnée. Il ne s’agit pas de se trouver sur le pilote automatique et de faire n’importe quoi.

Lorsqu’on accompagne quelqu’un, on doit rendre cette personne confortable et lui donner un soutien approprié. Si on est un pianiste/guitariste, on doit garder en tête au moins deux sortes de soutien à la fois : rythmique et harmonique. Tout cela, sans entraver la soliste. L’accompagnateur ne doit pas prendre plus de place que la soliste. Donc, soutenir sans ensevelir la soliste.

De plus, les deux parties doivent être en accord tant sur le plan harmonique (i.e. utiliser les mêmes qualités d’accords ou des accords complémentaires) que sur le plan rythmique.

Donc, une des bonnes façons de pratiquer l’accompagnment, en particulier pour l’aspect rythmique, est de s’accompagner soi-même jusqu’à temps qu’on se sente bien avec notre accompagnement. Ça doit être agréable, car la soliste doit se sentir bien aussi avec l’accompagnement. Alors, pour s’assurer que l’on soit capable de bien le faire en groupe, on doit d’abord le faire seul jusqu’à qu’on le sente bien. Si t’es un bassiste, tu dois jouer la «walking bass» jusqu’à temps que tu la sentes bien, … par toi-même. Idem pour la batterie. Par la suite, lorsque le groupe est réuni et que, individuellement, tout le monde se sent bien avec sa propre partie, alors tout le groupe se sent bien ensemble. Personne ne s’appuie sur personne d’autre; chaque partie est complémentaire.

Donc, lorsque j’accompagne une chanteuse ou un cuivre, je fais en sorte qu’ils sentent qu’ils n’ont pas besoin d’une batterie.

Aussi, lorsque je suis chez moi, je vais m’accompagner sur un blues et… ça doit danser, c’est ça, ça doit danser!

Ça doit être agréable.»

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=2lM46cSzupI]

Bonnes expérimentations!

Les 26 et 27 mars derniers, le guitariste Peter Bernstein se produisais en concert aux côtés de Brian Hurley (contrebasse) et André White (batterie). Ce fut une rencontre au sommet entre des musiciens très expérimentés.

Peter Bernstein, qui a collaboré avec Joshua Redman, Brad Meldhau, et Dr. Lonnie Smith et une pléthore d’autres icônes du jazz, nous a servi quelques pièces de Monk d’une impeccable folie. C’était délicieux. Le tout se passait au Upstairs.

En 2009, notre guitariste gentillhome sortait un album de pièces de Monk. Ça en vaut vraiment le détour.

Voici un extrait d’un autre concert de Peter Bernstein en compagnie de Brad Meldhau, Jeff Ballard et Larry Grenadier.

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=Q7VQR4zgdv0]

Comme l’apprentissage d’une nouvelle langue, l’apprentissage de la musique passe l’acquisition de de notions et règles de base. Par exemple : la connaissance des notes, des gammes, des accords, des rythmes et du répertoire au goût de l’élève. L’utlisation de ces connaissances est dictée par des règles bien précises : comment former une gamme, quels accords «sonnent bien» ensemble, quelle(s) gamme(s) doit-on jouer sur tel accord pour obtenir tel son, quels rythmes doit-on employer pour créer du mouvement dans la phrase musical, etc.

Toutes ces notions et règles se doivent d’être pratiqué avec organisation, précision et méticulosité. Le niveau d’attention déployé par l’élève lors de la pratique de ces différents éléments se répercutera directement dans ses interprétations.

Toutefois, lorsque le musicien improvise, il doit abandonner tout désir de respecter les règles, d’appliquer les connaissances acquises; Il doit être au service de la musique. Il peut y parvenir en se demandant ce dont la musique «a besoin» et en ressentant ce qu’il faut faire et en «laissant la musique le jouer». Bref, il y parvient en devenant ce que la musique demande.

Donc, on acquiert une pléthore de connaissances et de règles puis, lors de l’improvisation, on oublie tout!