Category: Interprétation musicale

La gigantesque Nina Simone nous a quitté le 21 avril 2003.

D’elle, j’adore entre autres son intensité, sa voix brisée qui marche sur le bord du précipice, la fougue de ses interprétations et les références au répertoire classique de son jeu de piano.

La voici ici qui offre à «My baby just cares for me» un traitement magistral.

Love Me or leave me

I loves You Porgy

 

Il y a de ces pièces de musique dont les émotions vous accompagnent longtemps… Le classique Moon River de Henri Mancini joué par Bill Frisell, Dave Holland et Elvin Jones est pour moi l’une de celles-là.

À elle seule, la mélodie évoque et raconte une histoire que l’on peut facilement s’approprier; ajoutée à cela une interprétation dans le plaisir et sans égo (comme si la musique s’était emparée des interprètes) ça donne un jeu d’ensemble magistral.

Voici donc mon repiquage de cette version que j’affectionne particulièrement.

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Music for 18 Musicians, appelée également 18, est une œuvre musicale de Steve Reich composée entre mai 1974 et avril 1976 pour un ensemble concertant de 18 musiciens. Cette œuvre est à la fois considérée comme l’une des pièces maîtresses du compositeur notamment de sa période dite de « minimalisme mature » mais également une œuvre essentielle de la musique contemporaine, en particulier de la musique minimaliste.

Historique

Cette œuvre qui devait au départ s’intituler Music for 21 Musicians a été composée par Reich après deux étés successifs passés à étudier la musique balinaise, et plus particulièrement le gamelan auprès de Bob Brown à Seattle. Elle marque, dans la carrière jusque-là relativement confidentielle du compositeur, la transition de ses premières recherches minimalistes vers une écriture harmonique modale s’articulant autour de « centres tonaux » clairement énoncés. Steve Reich nota lui-même, en 1976, que pour cette œuvre il écrivit « davantage de mouvements harmoniques dans les cinq premières minutes de Music for 18 Musicians que dans toutes les autres œuvres terminées à ce jour ».

Une première représentation de travail intitulée Work in Progress for 21 Musicians and Singers est donnée à The Kitchen, un lieu de création contemporaine de Chelsea à Manhattan, en mai 1975. La première mondiale de l’œuvre a lieu près d’un an plus tard, le 24 avril 1976 au Town Hall à New York. L’œuvre est ensuite donnée en Europe au Metamusik Festival de Berlin en octobre de la même année. Elle est enregistrée par Deutsche Grammophon, par l’ensemble Steve Reich and Musicians à The Kitchen en 1977. Toutefois, Deutsche Grammophon doute de pouvoir commercialiser un disque avec succès et décide de transférer l’enregistrement au label ECM, un label de jazz contemporain et de musiques expérimentales, qui publie un disque en 1978.

Durant près de deux ans, Steve Reich ne compose plus rien, à la fois car il a le sentiment de ne pas pouvoir dépasser les avancées formelles mises en place avec 18 et qu’il ne souhaite pas se répéter, mais également parce qu’en tant que manager et directeur artistique de son ensemble il est excessivement pris par l’organisation des tournées internationales de représentation de ces œuvres. Il considère surtout que la « source d’inspiration est tarie » et qu’il se doit d’orienter ses recherches dans une autre direction. C’est à cette période qu’il commencera ses études sur la cantillation hébraïque (qui aboutiront en 1981 à la création de Tehillim) en séjournant notamment à Jérusalem durant l’année 1977 juste après la première de Music for 18 Musicians à Londres en janvier 1977. Cette période marque également le début de son retour au judaïsme et la tentation qu’il a eu alors de devenir rabbin. Devant honorer une commission d’un festival hollandais, il emprunte toutefois les techniques de 18 et de Music for Mallet Instruments, Voices, and Organ pour composer Music for a Large Ensemble (1978) avant de s’en écarter par la suite.

Pendant de nombreuses années et à de très rares exceptions, l’œuvre ne fut jouée en concert que par l’ensemble de Reich en raison de l’absence de partition réellement complète et annotée. Son exécution reposait en grande partie sur la transmission orale de certains passages, motifs, et techniques que seuls Reich et les membres de son groupe pouvaient comprendre. Ce n’est qu’en 1997 que la partition de Music for 18 Musicians fut finalement transcrite et annotée précisément par Marc Mellits, un étudiant de l’Université Cornell dont la thèse portait sur l’œuvre, puis revue par Reich pour être publiée chez Boosey & Hawkes Music Publishers ce qui lui vaut désormais une plus large diffusion internationale et de nombreuses représentations par divers ensembles, dont l’Ensemble Modern qui fut la première formation non liée à Reich à jouer et enregistrer l’œuvre.

Structure

L’œuvre a été écrite pour un violon, un violoncelle, deux clarinettes et deux clarinettes basses, quatre pianos, trois marimbas, deux xylophones, un vibraphone (ou métallophone), des maracas, et quatre voix féminines amplifiées. Le nombre de musiciens n’est pas fixé comme l’écrit Steve Reich sur l’en-tête de la partition et peut légèrement varier du fait de la nécessité du doublement de certaines parties. Il varie de 18 musiciens au minimum à 22 au maximum. Steve Reich, au sein du Steve Reich Ensemble, joue généralement une des partitions pour piano et marimba. Du fait du rôle central du vibraphone (qui selon les vœux du compositeur remplace le chef d’orchestre) et du premier clarinettiste dans les attaques des morceaux, Steve Reich suggère également fortement une disposition des instruments sur scène pour l’exécution publique.

Disposition fortement recommandée par Steve Reich pour l’exécution de Music for 18 Musicians.

L’œuvre se décompose en 14 parties (deux mouvements pulsatifs et 12 sections les modulant) :

Pulses ~5’30 »
Section I ~4′
Section II ~5’15 »
Section IIIA ~4′
Section IIIB ~3’45 »
Section IV ~6’30 »
Section V ~7′
Section VI ~5′
Section VII ~4’30 »
Section VIII ~3’30 »
Section IX ~5’30 »
Section X ~2′
Section XI ~5’45 »
Pulses ~6’15 »

Music for 18 Musicians démarre sur une pulsation fondamentale qui sera tenue par les xylophones tout au long de l’œuvre qui dure environ une heure. En réalité, cette pulsation est multiple, composée de différents motifs joués aux xylophones, aux violons, aux clarinettes et chantés par les voix. Pulse expose également l’ensemble des onze accords composants l’œuvre et qui seront déclinés individuellement dans chacune des onze sections. Les différentes sections qui suivent font apparaître les phrases mélodiques des différents instruments et des voix. Les transitions sont assurées par un « appel » composé d’une note et de son octave jouées au vibraphone, technique empruntée par Reich au gamelan, et qui ordonne ainsi l’ensemble de la pièce. Le vibraphone, remplaçant le chef d’orchestre, permet non seulement aux musiciens d’assurer leurs transitions de manière coordonnée mais possède également une vocation pédagogique vis-à-vis de l’auditeur pour lequel cette longue pièce est ainsi plus facile à suivre. Certaines sections de la pièce ainsi que son architecture générale ont une structure classique ABCDCBA, commune chez le compositeur.

Le motif rythmique à 12/8 de Clapping Music qui forme le motif de base de Music for 18 Musicians

Dans la section I, Reich expose un motif rythmique qui est en fait celui de Clapping Music, cellule en 12/8 qui constitue la matière rythmique principale de Music for 18 Musicians, et est utilisée sous diverses formes dans l’ensemble des sections de la pièce.

Source : wikipédia

 

Bien le bonjour !

Les inscriptions sont en cour pour la session d’automne des cours de musique/guitare. (Les nouvelles inscriptions sont acceptées tout au long de l’année Inscriptions)

C’est quand? La session de 15 semaines commence la semaine du 10 septembre 2012 et se termine la semaine du 17 décembre 2012.

C’est pour qui? Des guitaristes qui souhaitent se présenter à des auditions au programme de musique de CEGEP et d’université; des guitaristes qui sont intéressés par l’improvisation jazz; des guitaristes qui désirent apprendre à lire la musique; des guitaristes qui veulent jouer «à l’oreille»; des gens qui veulent démystifier la théorie musicale, ceux qui veulent améliorer leur répertoire de chansons de feu de camps, etc. En somme, c’est pour des vieux enfants et des jeunes diplômés.

C’est où? Les cours sont donnés à Montréal, dans le quartier Villeray, près du métro Jarry.

Combien ça coûte?

  • Une session de 15 cours d’une heure coûte 500$.
  • Un cours d’une heure coûte 35$
  • Un cours d’une demi-heure coûte 20$

Qui donne les cours? Sylvain Picard

Combien d’années d’expérience a-t-il? Sylvain enseigne depuis plus de 13 ans et est diplômé en composition et guitare jazz de l’Université Concordia.

Pour s’inscrire envoyez-moi un courriel ou appelez-moi au (514) 651-3003

Pour en savoir plus, on peut visiter http://elixirmusiques.wordpress.com/cours-de-musique-guitare/

Quelques exemples :
L’accompagnement jazz : ça doit danser
Les blocs de la gamme de Do majeur
Les sept blocs de la gamme de Do majeur en détail
Pratiquer les gammes différemment
Les blocs et la guitare – vers l’improvisation…

Bonus : Quelques questions à l’attention du musicien qui a atteint un «plateau»…
Pensée du vendredi – L’esprit du gourmet

«Il ne faut avoir peur ni de la pauvreté, ni de l’exil, ni de la prison, ni de la mort, mais il faut avoir peur de la peur.» Épictète

«Ce que la chenille appelle la fin du monde, le reste du monde l’appelle un papillon.» Richard Bach

«Commencer par soi, mais non finir par soi;
se prendre pour le point de départ, mais non pour le but;
se connaître, mais non se préoccuper de soi-même.» Martin Buber

«Le fumier fait partie de la fleur.
Il est un chaînon de la vie qui passe de la nuit à la lumière.
C’est par le fumier que la rose parvient à sa plénitude.
La fleur, c’est le fumier qui a été aimé.» Placide Gaboury

Invitation au lancement d’Airs à faire frire du trio Sylvain Picard

   Salut, salut! C’est avec fierté et un plaisir presque malsain que je t’invite à venir partager les fruits d’Airs à faire frire. Premier opus du trio Sylvain Picard, Airs à faire frire représente les fruits frits de nos élucubrations musicales des deux dernières années. Pour le célébrer le tout, nous ferons une tournée de lancement dont voici l’itinéraire :

Tournée de lancement  Airs à Faire Frire du Trio Sylvain Picard

  • Le 14 mars à 20h, à Québec, au Largo Resto Club
    Largo Resto Club 643, rue Saint-Joseph Est Québec (Qc) G1K 3C1 réservation chaleureusement recommandée (418) 529-3111                                                         
  • Le 15 mars à 20h, à Gatineau, au Brasseurs du Temps
    Les Brasseurs du Temps 170, rue Montcalm, Gatineau (Qc) J8X 2M2 réservation chaleureusement recommandée (819) 205-4999
  • Le 16 mars à 21h, à Montréal au O Patro Výš
    O Patro Výš 356, rue Mont-Royal EST Montréal (Québec) H2T 1P9                           (Métro Mont-Royal)                                                                                             

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Fait à retenir, la pochette du disque est ornée d’une oeuvre de l’artiste-peintre Marc Séguin. (Void 1, 2006) Aussi, je tiens à mentionner que le livret a été rédigé dans trois langues : françaisanglais et chinois.
Oeuvre de Marc Séguin, Void 1, 2006

Ça me fera vraiment plaisir de partager ces fruits frits avec toi.  Viens nombreux! plus on est de fous…

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Martha Argerich livre ici ce qui représente pour moi un modèle d’interprétation. Elle est d’un calme olympien mais attentive; tout ses gestes sont amples et précis; chaque mouvement est nécessaire et suffisant. Bref, elle incarne ce qu’elle joue.

Hier, j’ai eu le plaisir de passer la soirée avec les copains au Labo de la Taverne Jarry. En entrée, Jean-Luc Thievent est venu présenter quelques pièces à la guitare àa sa façon Nashville.

Au plat principal, Doc Weld (Yves Desrosiers) et ses chirurgiens sonores (Mario Légaré à la contrebasse [le souriant ayant oublié ses lunettes!] et Benoit Morier à la batterie) nous ont présenté des chansons à scandale. On y critiquait sous tous les angles dans des textes finement ciselés et désopilants le marasme politique dans lequel nous nous trouvons. Les pièces folk à saveur punk servaient bien le propos. L’accoutrement du Doc aussi.

Labo Spectacles de la Taverne Jarry

Labo spectacles de la taverne Jarry

Puisque la gravité pesait, l’inénarrable Urbain Desbois est venu clôturer la soirée. D’entrée de jeu, il s’est mis à narguer son contrebassiste (l’excellent et souriant Philippe Leduc) dont s’était la première soirée avec l’Urbain. La bête de scène nous a ensuite servi des pièces tirées entre autres de son album la gravité me pèse. (Suvicissitude, Ô Québécor [veux-tu m’acheter un char?]) L’ensemble a été livré avec fougue et intelligence. Ça fait du bien!
Labo spectacles de la Taverne JarryLabo spectacles de la Taverne Jarry

Dans un pays lointain, vivait un homme grand, costaud et roux [il va sans dire!] qui prenait jalousement soin de son terrain. Il entretenait la pelouse du mieux qu’il pouvait, l’arrosait, épandait les meilleurs engrais et compostes. Tout allait pour le mieux dans le Fardocheland.

Puis un jour, l’inévitable se produisit : quelques pissenlits poussaient au beau milieu de son oasis de verdure. «Diantre, se dit notre homme, la malédiction s’est abattue sur mon terrain. Voilà que des pissenlits ont l’arrogance de batifoler impunément sur mon terrain.» Il alla chercher un sécateur pour mettre fin aux jours des pissenlits.

Le surlendemain, tous les pissenlits dont il pensait s’être débarrassé se prélassaient sous le soleil. Furieux, notre homme, témoin de la scène, s’empressa de pulvériser un herbicide extrêmement puissant (mais biodégradable) sur lesdites pousses. Le résultat fut le même, les pissenlits revenaient à la vie immanquablement.

Le scénario se répéta, les méthodes changèrent, mais pas le résultat.

Étant à bout de ressources et croyant avoir tout essayé pour annihiler les pissenlits, il envoya un courriel au ministère de l’agriculture de la Fardocheland dans lequel il demandait comment anéantir une fois pour toute les «mauvaises herbes». Voici la réponse qu’il eut :

« Cher Monsieur,

Avez-vous pensez que vous pouviez apprendre à aimer les pissenlits?

Bien à vous,
Jean Ratoureux, représentant adjoint du sous-ministre en chef par intérim»

Inspirée d’une histoire de Jean Monbourquette

Cette fin de semaine, le trio Sylvain Picard (dont je fais parti à l’insu de mon plein gré) est allé à Edmundston pour présenter Airs à Faire Frire en concert et donner un atelier. Ça a été très agréable! Du bonbon, dis-je.

En route, nous sommes passés par Pohénégamook  [n’est-ce pas un nom coquet?]. C’était d’une rare beauté. La route longeait le lac Pohénégamook qui lui était entouré de montagnes et de forêts de bouleaux dénudés qui semblaient attendre inlassablement leurs manteaux de neige; la brise qui mordait la peau des joues …