Author: elixrmusiques

Pas très loin du théâtre du ciel se trouve une petite ville qui se nomme Unity. C’est dans le Unity College Community center que nous avons donné un concert hier soir.

Les sourires se promenaient en essaim, d’un visage à l’autre.

En chemin vers cette petite bourgade, la pauvreté frappait de plein fouet. Les maisons étaient souvent presque laissées à l’abandon : la peinture était écaillée, quelques fenêtres étaient placardées, de vielles autos gisaient dans les entrées, … On ne voyait que du vieux et du désolé. Même la forêt était en train de devenir chauve. La misère à l’oeuvre.

Ça m’a rappelé certaines parties pauvres du nord de la Gaspésie.

Dans tous les cas, tout ceux que nous avons rencontrés étaient avenants.

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Nous partirons dans quelques instants en direction de Moncton, où nous passerons la nuit chez des amiEs de Lina (et oui, encore ceux-là!)

Tempête de ciel bleu, montagnes enneigées et routes invitantes ont constitué notre périple d’hier. Nous sommes partis de Montréal à 9h30 et arrivé au Skye Theater (Cartage, Maine) à 16h30.

Il y a de ces endroits qui en imposent, naturellement. Celui-ci, perché sur le haut d’une montagne, a l’air de rien. Une vielle ferme, à la devanture bleue avec certaines parties de la façade à la peinture défraîchie, a été convertie en salle de spectacle. Tout est en bois, ça respire l’humilité, ça respire l’humanité. On dit que les spectateurs proviennent d’un rayon de 40 km autour.

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Après le premier spectacle de ce périple des ADL (amis de Lina Boudreau), nous sommes allés prendre un bol d’air pur. En toute complicité, nous avons assisté à une séance d’improvisation du théâtre du ciel. La Voie Lactée se prélassait, des flocons dansaient et les étoiles filaient.

Le souffle gelait dans les airs
nous regardions vers le ciel, des étoiles défilant dans nos yeux
sourires…

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Lina Boudreau, Parker Shper

Pic et les blancs de mémoire jousent Noël - 4 déc Divan Orange, 20 déc. Labo

Salut, salut!

J’espère que ça va bien. Ici, dans les rues de Villeray, les honnêtes gens ont la langue sortie pour attraper des flocons…

Nous sommes très enthousiastes, les huit heureux amnésiques de Pic et les blancs de mémoire, à l’idée de présenter pas un, mais deux spectacles de Noël. L’octuor se paiera la traite et fera la fête à ces tounes qui décorent nos hivers depuis belle lurette. En plus de ce répertoire givré, nous jouerons aussi des pièces cuivrées de Vigneault, Charlebois, Desjardins, Karkwa et autres «gosseux» de chansons de par chez nous.

Ça sent la fête…

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Pic et les blancs de mémoire sur 

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La situation politique Québécoise (les différentes commissions d’enquête en particulier) me font penser à cette pièce de Richard Desjardins.

La maison est ouverte
Ils versent un pauvre miel
sur leurs mots pourris.
Ils te parlent de pénurie
et sur ta faim, sur tes amis,
ils aiguisent leur appétit.

Leur haleine brûle l’air
comme la chaux
sur le pain.

La beauté que tu oses,
ils la saluent encore
d’un grognement de porc
fouillant dans l’auge.
Ils ont raison
comme des cadavres
et la vie les a coulés.

Ils ont tout
mais ne sont
que le ciment du havre.

Toi qui marches sur les tessons
du concert,
viens boire cette bouteille
pleine de clarté,
coulant comme un secret
sur les lèvres des amants.
Sous l’aile du huard
Le lac a calé.
C’est le moment.

Ce que tu trouves,
tu le gardes pour toi.
 » Ce qui n’est pas donné est perdu.  »
N’entends-tu pas battre ton coeur
dans le sourd tambour de la terre ?

Nous sommes les bêtes noires de l’ennui.
C’est toi mon pain béni.
Nous sommes la prairie,
le feu, le vent.
Nous sommes vivants.

Il est temps d’apaiser
cette fleur de la peur
qu’on appelle le monde.
Nous sommes cueilleurs,
le fruit est la Loi.
C’est nous le roi
et tout est là.

Le reste meurt ailleurs
au fond de voûtes carsidérales.

Un chant millénaire monte dans l’air.
La lampe, le lit, la nuit t’attendent.
Viens voir jusqu’où
le ciel peut couler
quand la terre est une offrande.

Et sur la nappe de toile
tendue comme une voile,
un navire de paix.

La maison est ouverte.
Les femmes-corsaires
ont mis le feu
aux galères de la nuit,
l’armateur aux enfers,
le capitaine aux fers.

J’éteins le phare,
la fanfare dort.
On peut parler

Paroles: Michel X. Côté, Richard Desjardins. Musique: Richard Desjardins   1998  « Boom boom »-#- -#- -#- -#- -#- -#- -#- -#-

Voici la version de Richard Desjardins enregistrée lors de la tournée Kanasuta. (Normand Guilbault est à la contrebasse et Marie-Soleil Bélanger est au violon.)
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Voici Pic et les blancs de mémoire qui joue mon arrangement de la maison est ouverte.
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=lvIxmWrW5ss]

Deux fois plutôt qu’une en décembre, Pic et les blancs de mémoire jouseront Noël. L’octuor se paiera la traite et fera la fête à ces tounes qui décorent nos hivers depuis belle lurette. En plus de ce répertoire givré, nous jouerons aussi des pièces cuivrées de Vigneault, Charlebois, Desjardins, Karkwa et autres «gosseux» de chansons de par chez nous.

Ça sent la fête…

Pic et les blancs de mémoire sur la toile

Bandcamp

Salut, salut!

Avec les acolytes du trio, nous irons faire onduler les mélodies d’Airs à faire frire à la Caravane de North Hatley ce vendredi 23 novembre. Cécile et Francis, les hôtes chaleureux de cette auberge, proposent un menu réconfortant cuisiné avec des légumes frais et biologiques de la région. À noter, l’auberge accepte les paiements en argent comptant uniquement.

Au menu musical, les musiques d’Airs à faire frire seront apprêtées au goût du jour. Ces pièces sont comme du cinéma pour les aveugles; chaque composition est comme un court-métrage débridé et festif. Très bon album selon Claude Rajotte. Le disque, objet de collection pour les uns, est orné d’une œuvre de Marc Séguin.

Sylvain Picard– compositions/guitare
Mathieu Descheneaux – contrebasse
Charles Duquette – batterie/percussions.
Le vendredi 23 novembre à 20h30
la Caravane de North Hatley 4500, Chemin Capelton (route 108)
North Hatley (Qc) J0B 2C0

 

«Un gourou essayait un jour d’expliquer à une foule assemblée que les êtres humains réagissent aux mots, se nourrissent de mots plutôt que de la réalité. Un des assistants se leva et protesta en ces termes: «Je ne crois pas que les mots aient autant d’effet sur les êtres humains.» Alors le gourou lui dit: «Assieds-toi, espèce de salaud.» Livide de rage, l’homme répliqua: «tu prétends avoir atteint l’illumination, tu te dis gourou, tu te dis maître… et moi je pense que tu devrais avoir honte.

– Pardonne-moi, je me suis laissé emporter, dit le gourou. Je te demande pardon, c’était un écart. Je suis désolé. L’homme finit par se calmer. Alors le gourou lui dit: «Tu as vu, cela n’a pris que trois mots pour faire naître en toi une tempête, et cela ne m’a pris que quelques mots pour la calmer.» »

« D’autres mots », de MELLO, Anthony. Quand la conscience s’éveille, Éditions Albin Michel, c2002, p. 181

http://elixirmusiques.com/wp-content/uploads/2009/12/la-pentatonique-mineure.jpg

Dans le cadre du programme adoptez un musicien du Conseil Québécois de la Musique (CQM), j’ai récemment donné une entrevue à au site Pieuvre.ca.

Voici les propos recueillis par Caroline Lévesque (@CaroLevek)

C’est autour d’un bon café, par un matin automnal au marché Jean-Talon, que nous avons discuté avec Sylvain Picard, guitariste de jazz. Le but n’était pas tellement de parler de ses projets musicaux, mais plutôt d’aborder le sujet des autres intérêts qui l’animent et ainsi découvrir qui se cache derrière le musicien d’adoption. Notre journaliste ne pouvait cependant pas évacuer la question de la place du jazz dans sa vie afin de mieux comprendre ses autres passions. Portrait d’un musicien féru des arts martiaux, de bons vins et de politique.

Photo: © 2012 Dan Baragar

Visiblement, Sylvain Picard affectionne l’endroit de notre rencontre. « Je fais toutes mes épiceries au Marché Jean-Talon. C’est ici qu’il y a les meilleurs prix, les gens sont fins et on y trouve les meilleures pommes au monde. Quand tu ne peux pas aller dans un verger, elles sont ici ». Il habite d’ailleurs dans Villeray, un quartier qu’il apprécie pour son atmosphère agréable et ses nombreux petits cafés.

Passer du punk au jazz en quelques mois

L’homme de 33 ans est définitivement un artiste passionné. Il a commencé à écouter de la musique jazz à l’âge de 18 ans alors qu’il étudiait au cégep en technique administrative, en Outaouais. Avant cette période, il avait une préférence pour le rock progressif et le heavy métal, et affectionnait particulièrement les groupes punks de la vague londonienne et californienne de la fin des années 1970. « Subhumans, Dead Kennedeys, Sex Pistols… J’écoutais les punks qui ne faisaient pas de vidéos… Les vrais punks! » Comment a-t-il pu soudainement passer de l’anarcho-punk au jazz? « Je suis rentré dans la musique jazz parce que je sentais que j’étais arrivé au bout de ce que je pouvais sortir en rock progressif. »

Il est donc parti de Hull, sa ville d’origine, pour aller étudier à l’Université Concordia en musique où il s’est spécialisé en écriture et arrangements. Il peut maintenant écrire des partitions pour tous les instruments, même s’il ne joue pas de ceux-ci: « Cuivres, trompette, trombone, cor français, tuba et batterie… Je comprends comment ces instruments fonctionnent à partir de principes d’orchestration. La connaissance de ces principes, additionnée à une connaissance musicale, permet de bien traduire les idées. »

L’art de savoir acheter sa bière en mandarin au dépanneur du coin

Très curieux de nature, Sylvain Picard est un autodidacte. Nous avons été surpris d’apprendre qu’il maîtrise des notions de mandarin. « J’ai acheté un DVD de mandarin et j’ai fait des essais dans des dépanneurs et des restos chinois, et ça marche! » Le musicien nous a fait une démonstration de ses apprentissages en lançant sur un ton lyrique la phrase « je prendrais bien une petite bière » dans la langue en question. « Ce sont des affaires importantes à savoir, nous dit-il, très pince-sans-rire. Je suis toujours impressionné quand on me répond. Je me dis: “merde, je n’ai rien compris!” »

Outre la bière achetée en parlant chinois au dépanneur du coin, Sylvain Picard aime le bon vin. « Il y a des vins de semaine, et il y a des vins de fin de semaine ». Il voit d’ailleurs un lien évident entre la musique et le vin: « La musique peut être comme un bon syrah australien que tu as envie de déguster en prenant ton temps, en partageant ça tranquillement, langoureusement ou prestement avec du monde. »

Pour en revenir sur la question du mandarin, pourquoi cette langue en particulier? « Ça fait huit ans que je fais des arts martiaux. Kung-fu, wing-chun… Ça m’a amené à étudier la culture chinoise. Actuellement, je fais du tai-chi martial: c’est une forme de tai-chi qui permet, à partir des mouvements, de savoir comment dégager de la force. » Le musicien fait quotidiennement une heure et demie de tai-chi qu’il pratique au parc Jarry, dans son quartier. La pratique du tai-chi est devenue pour lui un mode de vie, et il ne peut s’en passer. « Je ne peux pas faire cela à moitié, c’est comme la musique. »

Le musicien de jazz en est venu à faire des liens entre les arts qu’il pratique. Cette hybridité des domaines se traduit aussi dans sa manière d’aborder le mouvement. « Si tu as une progression d’accords à jouer et si tu as développé cette pensée-là dans une autre gestuelle, c’est plus facile de l’apporter et vice versa. »

Les réflexions politiques québécoises

Quand nous l’avons interrogé sur les lectures qu’il préfère, il nous a répondu sans hésiter qu’il aime les réflexions des essayistes québécois. « J’aime de plus en plus la politique. J’adore Pierre Vadeboncoeur, un intello québécois décédé en 2010. C’est un contemporain de Michel Chartrand. Un penseur québécois important. » Il trouve d’ailleurs qu’au Québec, nous ne connaissons pas assez nos intellectuels, qui sont souvent cloisonnés dans leur tour d’ivoire…

En terminant, nous lui avons demandé comment il s’y prend pour se démarquer dans son art, ce qui n’est pas toujours simple en tant qu’artiste. « Je fais de la musique comme je la sens, j’essaie d’aller au fond de ça. Plus tu te donnes dans ta démarche et que tu as les outils pour la traduire de façon concrète, plus ça peut être reçu avec passion. Peu importe le projet, il faut s’investir et trouver des gens susceptibles d’avoir ce même intérêt-là. Le défi est de rejoindre les personnes intéressées. » C’est d’ailleurs un bonheur pour lui de savoir qu’il peut aller chercher l’intérêt d’un public qui n’est pas à la base familier avec le jazz.

source : http://www.pieuvre.ca/2012/10/17/culturel-adoptez-musicien-picard/

Ce midi 10 octobre au Gesù. Je serai responsable du paysage sonore lors de l’eucharistie.

Gesù 1202, rue de Bleury (Montréal, QC) H2X 2A1)(métro Place-des-arts).

L’Automne du Coeur 悲 (Sylvain Picard – Live au Gesù le 12 juin 2012 )[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=SqzPXtdkU1Q]

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Voodoo jazz sera en concert le samedi 13 octobre à 21h au O Patro Vys. 356, rue Mont-Royal EST Montréal (Québec), Canada H2T 1P9
(Métro Mont-Royal)

Nous voici jouant ma composition Vous êtes fou vous![youtube=http://www.youtube.com/watch?v=HkujoHBCO5Q]

 

Hello ! Nous serons en concert le vendredi 5 octobre à 20h à la Maison de la culture Villebon à Beloeil
(630 rue Richelieu, Belœil J3G 5E8)

Nous jouerons les pièces d’Airs à faire frire que Claude Rajotte a qualifié de très bon album (Rajotte, 4 mai 2012).

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Charles Duquette – batterie/percussions
Mathieu Descheneaux – contrebasse
Sylvain Picard – compositions/guitare

Venez nombreux ! plus on est de frits…

Oeuvre de Marc SéguinL’image de la pochette du disque est une reproduction de Void 1 oeuvre de Marc Séguin