Pensées du vendredi : Mohamed Ali

Ali a fêté ses 70 ans le 17 janvier dernier. Un savoureux article signé Jean Dion lui était consacré dans le journal Le Devoir du 18 janvier.

J’ai retranscrit ici quelques citations de Cassius Clay.

«Je sais où je m’en vais et je connais la vérité, et je n’ai pas à être qui vous voulez que je sois. Je peux être qui je veux.»

«Je ne suis pas que le plus grand, je suis deux fois le plus grand. Non seulement je les mets knock-out, je choisis le round.»

«Ce ne sont pas les montagnes que vous gravissez qui vous usent, c’est le caillou dans votre chaussure.»

«C’est juste un travail. L’herbe pousse, les oiseaux volent, les vagues s’échouent sur le sable. Je donne des coups de poing aux gens.»

Bonne fin de semaine !

Joe Henderson : le raffinement déchaîné…

J’adore Joe Henderson. Il joue avec une intelligence et une fougue peu commune. Il est capable d’effectuer des envolées qui rendraient jaloux les papillons autant que de souffler avec l’intensité d’un klaxon de transatlantique. C’est du jazz qui arrache !

On retrouve ici le compositeur de Recorda Me avec Dave Holland (contrebasse) et Al Foster (batterie). Ce sont tout deux des accompagnateurs de choix et des improvisateurs chevronnés. Chacun des membres du trio a côtoyé un jour ou l’autre Miles Davis.

«Dansez, dansez, sinon nous sommes perdus.»

Il reste quelques représentations du film Pina de Wim Wenders. C’est magistral. On y voit toutes sortes de scènes de danse improbables. C’est sublime. La trame sonore aussi. C’est en 3d et ça en vaut vraiment la peine. Courrez-y!

En introduction à Pina, on retrouve ORA court de Philippe Baylaucq dans une chorégraphie de José Navas. Les images sont extraordinaires : les six danseurs ont été filmé avec la technologie de thermographie 3D (qui amplifie la luminosité selon la chaleur de l’objet filmé.) C’est de toute beauté. La musique de Robert-Marcel Lepage (inspirée des oeuvres de Steve Reich) est envoûtante et enrobante à la fois. Du bonbon pour les yeux et les oreilles…

On peut déguster des extraits ici, 2 et 3.

pensée du vendredi : la découverte

Deux artistes se croisent par hasard. L’un débutant, l’autre accompli et bénéficiant d’une grande notoriété.

Le jeune dit à l’autre : Comment on fait pour se faire découvrir par notre milieu?

L’aîné de lui répondre : assure-toi d’abord de t’avoir découvert puis, ensuite, tu penseras à être découvert par les autres.

Tiré : de pensées et aphorismes pour la semaine des quatre jeudis, par Sèr Gen Lapaçion

Pensée du vendredi : jour

«Un jour, j’aurai accepté ma naissance.» Gaston Miron

«Le jour se lève, me nourrit et se couche.» Richard Desjardins dans Nataq

La nuit, Léo Ferré 

«C’est ma frangine en noir
Celle que j’appelle bonsoir
C’est un gars qu’a son bien
Dans le bistrot du coin
La nuit

C’est le bourgeois qui se profile
Sous l’oeil des filles de ville
Qui croit que c’est arrivé
Et qui paie pour monter
La nuit

C’est cette dame qui s’en va
Donner sa langue au chat
Et mêle à ses dentelles
La tendresse des gamelles
La nuit

C’est un amour qui meurt
Aussitôt qu’il se fait
C’est mille ans de bonheur
Dans un baiser vite fait
C’est cette môme qu’a perdu
La seule fleur qu’elle avait
Des fois qu’on la retrouverait
La nuit, la nuit

C’est le soleil du soir
Qui enfile son peignoir
Dans son arrière-boutique
Sous des becs électriques
La nuit

C’est le voleur qui va faire
Des heures supplémentaires
Et qu’est pas tatillon
Sur les allocations
La nuit

C’est cet homme qui s’en va
Sa Rolls au bout des bras
Et mêle à ses ficelles
Le trésor des poubelles
La nuit

C’est des chevaux qu’on amène
Au derby des côtelettes
Des moutons qui s’promènent
Du côté d’la Villette
C’est un soldat traqué
A sa dernière ronde
Et qui compte les années
Comme on compte les secondes
La nuit, la nuit

C’est une copine qui vend
C’que d’habitude on prend
Et qui pour cent sous de plus
Se met sens dessous-dessus
La nuit

C’est un chouette courant d’air
Pour les amours pas chères
Un p’tit hôtel furtif
Pour les mini tarifs
La nuit

C’est le mec qui transite
Tout, sauf de l’eau bénite
Et mêle à ses hoquets
Le parfum du beaujolais
La nuit

C’est cet homme qui s’promène
La nuit, en plein midi
Et sa canne qui l’entraîne
Dans les autos d’Paris
C’est cet homme qu’a pas vu
La pitié qui passait
Et qu’attend dans la rue
Des fois qu’on lui inventerait
Le jour, le jour»

Événement mensuel de jazz à Montréal : des idées?

On m’a récemment demandé d’organiser un événement mensuel de jazz. J’ai toutes sortes d’idées, mais je suis curieux de savoir ce à quoi tu aimerais assister? Ça se passera dans un estaminet de bon aloi facilement accessible.

As-tu des idées de titre pour cette soirée?

Avec ta complicité, j’aimerais faire en sorte que cet événement devienne un incontournable.

Bonne année!

Cher toi, je te souhaite pour la nouvelle année, ainsi que tout le temps d’ailleurs, de l’humour pour accompagner les défis du quotidien, de la santé pour mener à terme les projets et désirs qui te tiennent à coeur et des vices assumés (Comme dirait l’ami Thelonious «Sphere» Monk, ce n’est pas grave d’avoir des vices, en autant qu’on les assume.)